L’ours tropical

A priori, il n’ y a pas d’ours au Fidji, ni sous les tropiques d’ailleurs. Quoique? Il existe bien une espèce de plantigrade très connue au Venezuela et que l’on rencontre en général en consommant un pack de bière. Cet individu répond au doux nom d' »Oso Polar ». En Français: L’Ours Polaire.

 

Je me permets ici un petit aparté pour attirer l’attention de nos lecteurs sur la difficulté du métier de traducteur. Traduire « Oso Polar » par « Ours Polaire », c’est perdre toute la subtile alchimie et le contenu de cette expression car il n’existe pas en France de marque de bière dénommée « Polaire » Alors que « Polar » est bien connu des Vénézuéliens pour sa fraîcheur et son coté houblon réfrigéré à boire avec modération dont la survie n’est pas remise en cause par les effets du réchauffement climatique.

 

Certains intellectuels mettront en avant la voûte céleste et la présence majestueuse de deux ursidés femelles dont la principale vocation est de montrer le nord. N’en déplaise à ces intellectuels, nous ne les retiendrons pas. D’une part, ces deux plantigrades sont généralement confondus avec de vulgaires ustensiles de cuisine, D’autre part leurs présences sous les tropiques passent souvent inaperçues, car trop près de l’horizon voire carrément caché derrière celui-ci.

Je n’ai pas vérifié si l’on trouve des Tardigrades sous les tropiques, Certainement que Paulin, expert en cryptobiose saurait nous le dire. Quoiqu’il en soit, même si on les appelle communément « Ourson d’eau », ils n’ont en commun avec les plantigrades que leur deuxième syllabe et ne sont pas sélectionnables ici.

 

Je prendrais donc comme hypothèse qu’il n’y a pas d’ours au Fidji ni sous les tropiques.

 

Je vois d’ici les adeptes fous des moteurs de recherche nous envoyer des commentaires en hurlant,  que fais-tu de Baloo? tu oublies l’ours à lunettes et l’ours à collier! ainsi que l’ours malais et  l’ours lippu du Sri lanka! Je leur rétorquerais que j’ai l’esprit scientifique et le principe du raisonnement par l’absurde est de prendre une hypothèse fausse pour montrer qu’elle est vraie. Ceci confirme que nous nageons dans l’absurde puisque l’objet de cet édito est de vous narrer nos aventures halieutiques. L’ours n’étant apparu que par une digression aléatoire.

 

Sur le bateau nous avons deux lignes de traîne. Leur raison d’être est de nous apporter une ration de protéine journalière d’origine animale. Nous avons également quelques hameçons aptes à recevoir des appâts et qui, au mouillage, ont également le potentiel pour nous fournir la dite ration. Malheureusement ce procédé est assez aléatoire. D’une part car les poissons qui acceptent notre invitation à venir partager nos repas sont négligents et omettent de se vider avant de monter à bord et n’ont pas la décence de venir panés. En conséquence nous évitons de mettre les lignes à l’eau quand les conditions de navigation sont un peu musclées afin que le préposé au vidage-écaillage ne sois pas soumis à des remugles intempestifs susceptibles de faire apparaître une nausée qui pourrait être amplifiée par les mouvements du bateau.

Nos navigations fidjiennes se sont particulièrement bien prêtées aux activités halieutiques. Nous avons bénéficié d’une mer calme, de petites navigations qui permettaient une consommation du produit de la pêche le soir même, d’un vent soutenu permettant une vitesse idéale.

Il n’a manqué qu’un peu de coopération des futurs convives. C’est ainsi que, dès la première journée, un thon a cassé notre première ligne, puis un Mahi-mahi, a volontairement heurté l »échelle de bain pour se décrocher avant de monter à bord. Dans les quatre jours qui ont suivi tous nos leurres (ils nous en restait 8) ont été arrachés et avalés par la mer. Un deuxième Mahi-mahi nous a nargué en se décrochant, Une grosse carangue s’est sauvée au moment de la remontée à bord. Seul un Barracuda neurasthénique a accepté notre invitation, mais nous n’avons pas osé le mettre dans notre assiette car ses congénères sont réputés pour être porteur de ciguatera à haute dose.

 

Comme dirait ma mère: « l’éducation est l’apprentissage de la frustration ». Après ce séjour fidjien nous pouvons affirmer que nous sommes bien éduqués et en particulier Elanore, qui alors que nous remontions le premier Mahi-mahi salivait déjà en évoquant la sauce vanille à laquelle nous allions l’accommoder. Comme indiqué précédemment, celui-ci s’est décroché juste avant la remontée à bord ce qui a été l’occasion de lui enseigner le fameux proverbe: « Il ne faut pas vendre la peau de l’ours tropical avant de l’avoir tué »…

 

 

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Les rumeurs du trampoline

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« Born to fish » 9 janvier 2017

Malgré une vie de pécheurs, il faut avouer que nous faisons de piètres pêcheurs lorsqu’il s’agit de mettre les lignes à l’eau. C’est pourquoi afin d’améliorer l’ordinaire nous avons décidé de nous tourner vers la religion en acquérant une représentation de Kesoko, le dieu de la pêche des îles Salomon.

L’idole et nos dévotions semblent efficaces. Dès le lendemain nous avons ramené un petit bonito et cassé une ligne, preuve que les poissons se ré-intéressent à nous!

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Un an de plus qu’elle n’avait l’année dernière! 4 janvier 2017

Mercredi 4 janvier 2017!

Alice fête ces 5 ans. Le compte à rebours avait commencé depuis … au moins un mois. Au menu poisson du lagon grillé, Gateau au chocolat et pluies diluviennes entre les éclaircies!

De la bonne éducation des enfants… 3 décembre 2016

En voyant sa mère se préparer un café, Alice nous déclare:  » Papa il pense qu’à la bière, Maman elle pense qu’au café et nous on pense qu’au champagne! »

sans commentaires…

 

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