Clearance

Aujourd’hui: formalités de départ, gazole et avitaillement.

 

Ce matin à 9h05 nous avons salué une dernière fois les Biquets et quitté le mouillage idyllique de l’est de l’île pour nous rendre à Vaitape. Les bungalows sur pilotis repassent devant nous. Le lagon est toujours aussi turquoise. Nous déboulons sous voiles au travers. 7 à 8 Noeuds, pour 15 noeuds de vent. pas une vague, ça glisse.

A 11h00 nous sommes au mouillage, nous avons même fait le plein de Gazole à la station. Efficacité Maximum.

Sur cette lancée, préparation rapide du repas, je renverse l’omelette au moment de la sortir du feu. Il y en a partout, jusque sur les placards! L’efficacité se rebiffe!

 

12h43: Tout le monde embarque dans l’annexe y compris les passeports et l’acte de francisation, et direction la gendarmerie. Facile à trouver, elle se trouve en face de la Marina. Malheureusement, Elle est fermée elle n’ouvre qu’à 14h00 et il est 13h00… Nous décidons d’aller au « Maikai » le restaurant auquel appartient la bouée à laquelle nous nous sommes amarrés, histoire de voir les possibilités de lessive, l’accès internet, le prix des Mojitos et si il y a un Happy Hour…

 

Il y a un Happy Hour et… Une piscine!

 

Nous essuyons un début de tentative de mutinerie… Un groupuscule constitué des 3/5ième de l’équipage veut aller à la piscine tandis que les 2/5ième restant (composés du Capitaine Pierre « Bligh » et de sa fidèle Bosco Hélène) ont décidés de s’en tenir au programme fixé. Après d’âpres négociations (et promesses de glaces), un accord est trouvé: il y a aura piscine une fois que les formalités et les courses seront faites.

 

Dans la salle de restauration du Maikai, les gendarmes sont attablés… Peu d’espoir de voir la Gendarmerie ouvrir plus tôt.

 

Nous retournons au quai. Pour faire passer le temps, nous visitons le marché artisanal. Les consignes sont données à l’équipage:

-« On n’achète rien, on cherche des idées de bijoux que l’on pourrait faire nous même, et on ne touche qu’avec les yeux! »

Alice applique les consignes au pied de la lettre et fait tomber une rangée de statuettes en essayant de les toucher avec ses globes oculaires…

 

Nouvelle tentative de mutinerie. un « Ukulele » avenant séduit La Bosco, l’équipage en profite mais le Capitaine Pierre « Bligh » rappelle a tous que son deuxième prénom est « intransigeant ». Nous repartons donc les mains vides (sauf Lucile qui a trouvé 2 coquillages par terre).

 

La gendarmerie ouvre: début des formalités. Il faut remplir 6 documents différents. Rapidement je me rends compte que les renseignements demandés sont les mêmes … mais dans le désordre. Bien sur, sur chaque document, il faut les noms et prénoms de chaque membre d’équipage. les cases pour les noms de famille sont trop petites… sauf pour celui d’Hélène. Elanore me soutient et s’intéresse au travail des gendarmes. Elle leur demande pourquoi son Papa doit remplir 6 fois un document contenant les mêmes renseignements. Il lui explique qu’il y en a un pour eux, un pour les douanes, un pour l’immigration, un pour la demande de clearance, un pour le port autonome et le 6eme, on ne sait pas pour qui il est, mais c’est le plus important.

Elanore veut toucher les menottes et le pistolet. Avec Lucile, elle s’intéresse au drôle de petit bâton (une matraque télescopique) que le préposé porte à sa ceinture. Bon enfant, celui-ci leur fait une démonstration. Pendant ce temps je fini de remplir mon 3eme formulaire et j’ai déjà mal à la main.

Un gendarme revient avec le premier formulaire: sur l’imprimé il n’y a qu’un seul membre d’équipage de prévu (pas fou je ne l’ai pas signalé, et n’ai mis qu’un seul nom, le plus court). Conciliabules entre les gendarmes, comment procéder, le dos de la feuille est vierge… Finalement l’un deux propose de faire une photocopie des passeports et de les joindre au dossier. J’applaudi intérieurement à cette prise d’initiative.

Pendant que 2 gendarmes s’échinent à faire fonctionner la photocopieuse, je remplis les 2 derniers formulaires.

Signature, tampons (paf!, paf!, paf!) tout est en ordre, les gendarmes nous souhaitent bon voyage et nous sortons. Il est 15h.

 

Direction le supermarché. Nous laissons l’annexe à la pompe à essence et nous y rendons à pied (100m) avec un diable et des cageots pliants. Nous sommes très déçus: nous voulions acheter du frais… il n’y en a pas. Hélène voulait des lardons et fait la tête car elle adore les lardons. Je lui explique qu’elle en a déjà 3 et qu’il faudra s’en contenter.

 

Retour au bateau, rangement des courses: l’équipage est déjà en maillot de bain et peste contre les officiers qui se font attendre.

 

17h15: la piscine du Maikai est prise d’assaut. Bonne nouvelle, c’est l’Happy Hour* et il faut qu’on dépense nos derniers francs pacifique! Mauvaise nouvelle, Les Mojitos ne sont pas servis pendant l’Happy Hour… Nous nous rabattons sur des Maitai qui s’avèrent excellents.

 

18h30: il fait nuit, nous décidons de rentrer. Alice saute immédiatement dans la piscine…

 

23h45: je termine cet édito. demain nous quittons officiellement la Polynésie Française (mais il est probable que l’équipage voire le capitaine insistera pour une petite halte… Maupiti et Mopelia sont sur le chemin!).

 

 

Le Mari de la Pirate

 

 

(*) Pour ceux de nos lecteurs (et en particulier ma mère) qui ne savent pas ce qu’est un « Happy Hour »: Il s’agit d’une tradition Anglo-saxonne qui gagne à être connue: entre 17h et 18h, les pubs, bars et autres débits de boissons proposent 2 verres pour le prix d’un 1, ce qui a 2 conséquences: fidéliser les clients et savonner un peu plus la pente de la décadence sur laquelle les pauvres navigateurs sans défense se sont aventurés.

 

 

 

Les rumeurs du trampoline

premiere classe

Première classe

Les livres sont de sortie et les cahiers aussi. la classe s’organise dans le carré et Alice s’applique pendant une heure à appeler Hélène « maitresse ».

le retour

Anakena nous poursuit…

A la VHF, nous entendons une voix mystérieuse appeler… « Magellan, Magellan, from Anakena! » Un peu plus tard nous avons l’explication. Anakena est partout!

crane-fond-noir_survol

L’ancre de Chine s’est renversée

Un catamaran n’a que deux coques, c’est pourquoi il est moins rigolo qu’un trèmaran, néanmoins il reste plus drôle qu’un monocoque.

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