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Il
y a déjà quelques temps, nous quittions une taverne obscure
située sur l'ile de Groix, que l'on désigne souvent par
"la deuxième porte à droite dans la montée quand
on vient du port", taverne où nous avions rencontré
un individu louche, mal rasé et poilu, mais sympathique. Dans ce
local enfumé, nous avions parlé de voyages, de trésors
et de pirates. Par la suite nous l'avons souvent rencontrer au cours de
nos pérégrinations: à Toulouse, Nantes ou Rennes
, mais aussi à Caracas et Santiago du Chili... Il apparaissait
soudain, à l'improviste, surgissant de l'ombre et reprenait la
conversation là où elle s'était arrêtée. Il y avait un moment que nous n'avions pas eu de nouvelles de sa part jusqu'à ce jour où nous faisions notre avitaillement au marché de Bahia. Un indien, nous aborda: "Señora Caracolito, Uno me dijo de darles esto" avant que nous ayons pu réagir, il avait fourré un petit paquet crasseux dans la main d'Hélène et disparu dans une allée obscure. |
De retour a bord, nous avons inspecté le contenu du paquet: un espèce de morceau de cuir fin chiffonné et tatoué et un message griffonné sur un papier: "Ceci est une des clés qui devrait vous mener au lieu ou se cache le butin de Sebastian de Savoye. Il s'agit d'un morceau de la peau d'un moine cystérien défroqué qui fit partie de son équipage et aurait été la seule personne à connaitre l'emplacement de son trésor. Il serait mort d'une malencontreuse rencontre avec des indigènes cannibales, qui l'ont depecer. Cette relique, je l'ai découverte dans une mission jésuite situes aux sources de l'orénoque.. Les indications qu'elle comporte devraient vous aider. je n'ai plus le temps d'un nouveau voyage vers la polynésie. Je viens de découvrir de vieux documents attestant de la présence d'une commanderie secrete des templiers pres de Chambery, je compte me lancer dans de discretes recherches sous couvert de restauration d'une vieille masure. Votre dévoué frère de la côte" |
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| Depuis, un ami expert nous a confirmé l'autenticité et l'âge de la relique de peau. quelques recherches sur l'histoire des tatouages nous ont montré la vraisemblance de cette histoire: la facture du tatouage principal semble se rapporter à la tradition marquisienne. C'est donc aux Marquises que nous allons comencer notre enquête, en espérant que le temps du voyage nous permettra de déchiffrer les autres tatouages qui ressemblent à de la calligraphie européenne que le temps a érodée. | |
| 18 Aout 2007 | |
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Nous mouillons dans la "baie des vierges", ou Hanavave, Ile de Fatu Hiva, archipel des Marquises. Le temps de nous remettre de nos émotions et nous commençons notre enquête. Première étape, nous nous rendons chez Taiava. Taiava est tatoueur et connait les différents symboles utilisés sur les différentes iles des Marquises. Il nous confirme l'origine des motifs qu'il attribue à l'ile d'Hiva Oa. Par contre, il s'étonne: les symboles utilisés ne correspondent pas à la datation que nous en avions faite... Selon Taiava, Il s'agit d'un dessin moderne et récent. |
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Ceci corrobore les autres informations que nous avons collectées. en effet un minutieux déchiffrage des calligraphies se trouvant sur le morceau de peau fait apparaitre une énigme semblant indiquer un lieu précis qui se trouverait sur Hiva Oa, près de la baie de Tahauku, sur l'actuel site du cimetière d'Atuona: "Là où repose l'ami de l'ami Jojo", Jacques Brel. Il y a donc anachronisme. Le trésor de Sébastian de Savoye ne peut pas se trouver en un lieu qui a été construit plus de 300 ans après son enfouissement. Néanmoins nous décidons d'aller jusqu'au bout de l'énigme. Notre prochaine escale sera donc Hiva Oa. |
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