Lorsqu'on interroge les vieux équatoriens sur l'origine du nom de l'isla de la plata, leurs yeux brillent d'une lueur particulière, et, à la lumière d'une vieille lampe à pétrole, ils commencent à raconter l'histoire de Francis Drake qui passa le Cap Horn pour venir traquer les galions espagnols transportant vers Panama l'or des incas, Francis Drake qui utilisa quelques temps l'ile comme repère...et tous les indigènes le savent, une partie de son butin y est toujours enterré!

C'est pourquoi mes parents (qui sont trés vénaux comme parents) décidèrent de faire escale sur l'ile pour mettre la main sur les fabuleuses richesses de Francis Drake...

Caracolito ancré devant l'Isla de la plata, dans la baie qui porte aujourd'hui le nom de baie "Drake"...

L'expédition est composé des trois membres d'équipage: moi même, mon porteur et la pirate. Nous sommes également acompagnés par un guide qui se prénomme Paul.

Nous partons en exploration à travers le "Bosque seco" (mon oncle expert en géographie saurait certainement nous faire un exposé sur ce qu'est le bosque seco). Pour ce que j'en ai vu, c'est plein de broussailles sèches qui deviennent couvertes de feuilles dès qu'il pleut. l'ile devient alors d'un vert brillant. Pour l'instant les reliefs sont tout gris, un peu comme le ciel...

 

Nous rejoignons la cote ouest de l'ile et cheminons au milieu de nids de Fous de Nasca. Ils n'ont pas peur de nous. Et nous on n'a pas peur d'eux aussi!

Ils ont des grands becs jaunes...

...et aussi des petits yeux jaunes tout ronds qui nous regardent fixement.

Sous les mamans on a aperçu des petits oisillons qui venait de casser leur coquilles.

Notre guide explique qu'il y a des phoques qui viennent sur les plages de l'ile et que plus loin, il y a une colonie de fous à pattes rouge et l'une des plus grandes colonies de Frégates d'Amérique du Sud.

 

Un peu plus loin sur les hauteurs on a croisé des fous à pattes bleus. C'est la saison des amours...

A la fin du tour ma maman réalise un de ces rêves: voir un vrai albatros vivant pour de vrai... Il faudra maintenant aller dans les mers du sud pour en voir un voler...

De retour au bateau, tête basse. On a pas trouvé le trésor.

Mais peut-ête que le vrai trésor de l'Isla de la Plata c'est sa nature préservée, ses oiseaux qui n'ont pas peur, ses otaries et ses tortues?