Barbenoire le pirate
Edward Teach "Blackbeard"
Edward "Blackbeard" Teach fut certainement l'un des plus craints et impitoyables pirates qui ait existé.
A priori d'origine anglaise, il doit son surnom à l'imposante barbe noire qui couvrait quasiment son visage.Edward Teach fut un homme particulièrement grand. Il portait en permanence deux épées, de nombreux couteaux et des pistolets.
A son approche, la plupart de ses proies se rendait sans combattre. De cette manière, seuls leurs biens de valeur, le rhum et leurs armes seraient emportés. Résister signifiait s'exposer à une mort douloureuse ou se voir abandonner sur une ile déserte. (cf Ben Gunn dans "L'ile au trésor" de R.L. Stevenson) Blackbeard avait besoin de maintenir son image diabolique pour garder le respect de son équipage, peu de ces membres doutaient de sa parenté diabolique, très peu ne le craignait pas et tous lui obeïssaient.

Blackbeard commence sa carrière peu après 1713, comme simple homme d'équipage à bord d'un sloop jamaïcain commandé par Benjamin Hornigold. En 1716, ce dernier confie à Teach une petite embarcation capturée ainsi qu'un équipage réduit. Ils naviguent ensemble, et en novembre 1717 capturent un vaisseau français de 26 canons "La Concorde". Hornigold décide alors de profiter de la récente offre d'amnistie de la couronne britannique et se retire comfortablement.

Teach refuse l'offre, convertit "La Concorde" en vaisseau amiral, augmente son armement à 40 canons et le renomme "Queen Anne's Revenge".

Rapidement Teach et le "Queen Anne's Revenge" rencontre un autre vaisseau pirate, c'est le sloop "Revenge" de la Barbade commandé par Stede Bonnet. Ils décident de naviguer ensemble. Très vite, Barbenoire estime que son associé est incompétent, il nomme un autre pirate à la tête du "Revenge" et installe Bonnet comme invité à bord du "Queen Anne's Revenge". Où il resta jusqu'à la fin du navire, 6 mois plus tard.

Pendant l'hiver 1717 à 1718, Barbenoire navigue à travers les caraïbes. Il décide d'ajouter deux vaisseaux capturés à sa flotte. Au printemps 1718, il a donc sous ses ordres 4 vaisseaux et 300 hommes.

Fin mai son vaiseau amiral est perdu sur la passe Beaufort ainsi qu'un de ces petits vaisseaux qui tente de lui porter assistance. Avant de quitter l'endroit, il abandonne 25 membres de son équipage sur l'ilot et vide le "reveenge" de ses provisions. Stede Bonnet aide les marronés qui acceptent de lui obeïr et les fait réintegrer l'équipage du "Revenge" qu'il renomme "Royal James".

Pendant ce temps, Barbenoire s'est rendu dans la capitale de la caroline du nord où il obtient le pardon du gouverneur Charles Eden. Il n'en perd pas pour autant ces mauvaises habitudes et continue à arraisonner les vaisseaux qui croisent sa route après que la période d'amnistie ait expirée. Le gouvernement anglais à l'oeil sur lui et une flotte de la "royal navy" le surprend sur l'ile de Ocracoke le 22 novembre 1718, ou il trouve la mort. Bien que la bataille fut courte, ce fut la plus sanglante de sa carrière.

Avant de tomber, il reçut 5 balles de mousquet et plus de vingt coup d'épées.

Bien joué garçon!
ou la fin de Barbenoire

En 1718, Alexander Spotswood, gouverneur de Virginie subit une énorme pression, il doit anihiler toute forme de piraterie dans les mers sous sa juridiction. En particulier il voit augmenter le nombre de boucaniers qui viennent mouiller dans les eaux de Palimco, naturellement protégées par les hauts fonds auxquels on accède par la passe de Ocracoke.
En tête de sa liste, Barbenoire. Spotswood offre une récompense de 100 livres pour sa tête et s'assure le concours de deux expérimentés chasseurs de pirate: les capitaines Maynard et Hyde.
Ils se lancent à la poursuite de Barbenoire mais leurs vaisseaux ne sont pas fait pour les eaux peu profondes des passes autour de la baie de Pamlico, aussi Spotswood leur fournit deux petits sloops. Ces vaisseaux n'ont pas d'armement fixe, gros désavantage face à l'"Adventure" de Barbenoire qui possède 10 canons. Robert Maynard dirige le premier sloop, la "Jane" et est assisté par Hyde sur le "Ranger".
Une fois connue la cachette du forban, ils font voile et arrivent dans les eaux de la passe "Ocracoke" dans la soirée du 21 octobre 1718, guidés par un pilote local. Ils décident d'attaquer au petit matin, profitant des conséquence de la beuverie qui se déroule à bord de l'"Adventure".
Au petit matin, les deux chasseurs passent à l'action, l'alerte est donnée. L'"adventure" relève l'ancre et tente de s'enfuir En lui donnant la chasse les deux sloops s'échouent. Il n'y a pas de vent, les trois navires sont proches. Un échange verbal s'ensuit. Barbenoire se moque de ces poursuivants, leur promet qu'il n'y aura pas de survivants.
Quand la marée les libère, les deux sloops se lancent à l'attaque en utilisant les avirons pour s'approcher de l'"Adventure". Une fusillade éclate, Le "Ranger" est pris pour cible avec de la mitraille. L'équipage est décimé, Hyde est mort. Maynard fait feu, sa bordée abat la mature de l'"Adventure". Il a pris soin de cacher son équipage dans la cale pour le protéger de la bordée de mitraille qui ravage son pont en réponse.
C'est l'abordage, Barbenoire et 10 hommes sautent sur le pont de la "Jane" pensant y achever les rares survivants. Une lutte sans merci se déclenche lorsque l'équipage de la "Jane" surgit de sa cachette.
Maynard et Barbenoire se font face, le capitaine anglais blesse le pirate de son sabre et décharge son pistolet sur lui. Barbenoire continue à se battre. Il est attaqué par plusieurs marins qui le visent aux mains et à la tête. Un écossais, de la jane se joint à la mélée. Son premier coup atteint Barbenoire au cou qui crie: "Well done, lad!" (bien joué garçon) le second coup sépare la tête du corps.

Barbenoire captura plus de 40 vaisseaux et fut responsable de la mort de centaines de personnes. Bien que la carrière de ce chien des mers fut courte, il laissa derrière lui une effroyable réputation.