Mamie Paulette a écrit ce poême en hommage à son arrière petite fille. Il trouve naturellement sa place dans nos pages consacrées à la moussaillonne.

Dites moi

Vous qui partiez heureux
Vers les océans tout bleus
Pensiez vous si tôt revenir
Vers la terre de vos aïeux ?

Allons, il faut bien nous l’avouer
Ce retour n’était pas programmé
Et, peut être pour la première fois
Un Invisible vous dictait sa loi.

Mais cela en valait la peine
N’est ce pas Hélène ?
Et vous en fûtes vite fiers
N’est ce pas Pierre ?

Qu’importe alors Atlantique ou Pacifique !
Ce qui vous attend est magique :
Découvrir de grands yeux si beaux
Et qui parlent, bien avant les mots

Des yeux qui rient, des yeux qui pensent
Qui s’expriment par mille nuances,
Comme les fleurs sous le soleil
Se parent de reflets sans pareil

En votre monde mouvant, elle demeure sereine
N’est ce pas Hélène ?
Même si la malice brille sous ses paupières
N’est ce pas Pierre ?

A présent, pour vous deux, c’est grande fête
D’être témoins de ses conquêtes
Car vous pouvez, chaque jour, l’admirer
Gagnant, d’un air rieur, sa jeune liberté !


Désormais, selon sa volonté ou son désir
Ses chemins, Elanore saura les choisir..
Voilà qui rabat le caquet
De parents émerveillés

Alors bravo à la petite Reine
N’est ce pas Hélène ?
Qui rénove votre univers
N’est ce pas Pierre ?