Tahiti,
premières impressions
Il faudrait oublier le nom de Tahiti pour parler de Tahiti,
se dire que l’on'est pas sur cette ile, ailleurs, mais
où ? Papeete : bruit, pollution, embouteillage,
chaleur. Est-on encore à Tahiti ? Nulle eau turquoise
du lagon, nul cocotier. Nous mouillons en face de l’hôtel
du Maeva beach : petits bungalows sur pilotis, plage aménagée.
Juste à côté, une sorte de no man’s
land envahi de végétation : cabanes de bric
et de broc habitées. Luxe/Pauvreté. On a une sorte
de nausée quand on arrive à Papeete, comme si
on avait trop bu avant, trop bu de solitude, de beauté
insulaire, de naturel. On mouille devant la marina Taina et
là encore on est pris d’un vertige : la marina,
la même qu’une marina en France. A t-on traversé
deux océans, vu s’écouler deux ans de voyage,
est-on au milieu du Pacifique avec des polynésiens ?
On sort de la marina , on longe la quatre voies, on arrive au
supermarché Carrefour, on prend un truck : de la
fenêtre, on voit se succéder les complexes hoteliers
entourés de végétation luxuriante et les
petites maisons serrées les unes contre les autres, on
descend au centre de Papeete, toujours poursuivi par ce bruit,
cette circulation, le rythme infernal d’une ville.
C’est une ville sans nom, elle n’a rien à
voir avec le nom de Papeete, il n y a rien à rêver
ici, oublier ses rêves et entrer dans la réalité
de cette ville. Je crois que si je relis ici « le
mariage de Loti » je vais me demander « où
est-ce Papeete? »; ne pas penser au nom de Papeete ;
A la radio sur RFO on entendait parler des embouteillages de
Papeete et cela nous faisait rigoler. Maintenant on les vit,
on a mal à la gorge à cause des gaz d'echappement..
On
rencontre Paco par hasard dans un truck ; son trimaran
est en réparation aux Tuamotu et il est de passage à
Papeete pour acheter du matériel. Avec lui, on passe
une apres midi à Papeete, à manger à une
terrasse un steack frite et à admirer de l’artisanat.
C’est un samedi comme un dimanche, les magasins sont fermés,
le rytme de la ville s’est ralenti, on la trouve presque
agréable, nonchalante, avec des ilots de végétation,
le port et les paquebots, les belles tahitiennes.
Les
belles tahitiennes ressemblent à des asiatiques: petits
nez, peau mate, traits fins...
En arrivant en Polynesie on avait approché un certain
rythme de vie.Ici à Papeete on retrouve la societe de
consommation, la richesse, le stress, l’anonymat aussi
la culture, l’abondance des biens, les soins...
Tahiti,
premières impressions; nous partons sur l'île de
Huahine rejoindre nos parents. Nous reviendrons à Tahiti
et notre idée sur elle changera. A suivre...