Tahiti
  17°34,594 S - 149°37,151' W 
   
Du 29 novembre au 10 décembre 2007

Retour à la civilisation.
Nous passons des heures à nous promener dans les allées de Carrefour...

Lat

Tahiti, premières impressions

Il faudrait oublier le nom de Tahiti pour parler de Tahiti, se dire que l’on'est pas sur cette ile, ailleurs, mais où ? Papeete : bruit, pollution, embouteillage, chaleur. Est-on encore à Tahiti ? Nulle eau turquoise du lagon, nul cocotier. Nous mouillons en face de l’hôtel du Maeva beach : petits bungalows sur pilotis, plage aménagée. Juste à côté, une sorte de no man’s land envahi de végétation : cabanes de bric et de broc habitées. Luxe/Pauvreté. On a une sorte de nausée quand on arrive à Papeete, comme si on avait trop bu avant, trop bu de solitude, de beauté insulaire, de naturel. On mouille devant la marina Taina et là encore on est pris d’un vertige : la marina, la même qu’une marina en France. A t-on traversé deux océans, vu s’écouler deux ans de voyage, est-on au milieu du Pacifique avec des polynésiens ? On sort de la marina , on longe la quatre voies, on arrive au supermarché Carrefour, on prend un truck : de la fenêtre, on voit se succéder les complexes hoteliers entourés de végétation luxuriante et les petites maisons serrées les unes contre les autres, on descend au centre de Papeete, toujours poursuivi par ce bruit, cette circulation, le rythme infernal d’une ville.
C’est une ville sans nom, elle n’a rien à voir avec le nom de Papeete, il n y a rien à rêver ici, oublier ses rêves et entrer dans la réalité de cette ville. Je crois que si je relis ici « le mariage de Loti » je vais me demander « où est-ce Papeete? »; ne pas penser au nom de Papeete ;
A la radio sur RFO on entendait parler des embouteillages de Papeete et cela nous faisait rigoler. Maintenant on les vit, on a mal à la gorge à cause des gaz d'echappement..

On rencontre Paco par hasard dans un truck ; son trimaran est en réparation aux Tuamotu et il est de passage à Papeete pour acheter du matériel. Avec lui, on passe une apres midi à Papeete, à manger à une terrasse un steack frite et à admirer de l’artisanat. C’est un samedi comme un dimanche, les magasins sont fermés, le rytme de la ville s’est ralenti, on la trouve presque agréable, nonchalante, avec des ilots de végétation, le port et les paquebots, les belles tahitiennes.

Les belles tahitiennes ressemblent à des asiatiques: petits nez, peau mate, traits fins...


En arrivant en Polynesie on avait approché un certain rythme de vie.Ici à Papeete on retrouve la societe de consommation, la richesse, le stress, l’anonymat aussi la culture, l’abondance des biens, les soins...

Tahiti, premières impressions; nous partons sur l'île de Huahine rejoindre nos parents. Nous reviendrons à Tahiti et notre idée sur elle changera. A suivre...