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Caracolito
au mouillage dans l'anse amiot
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Oukiok,
au largue, navigue de conserve avec Caracolito. |
Nous avons mouillé à l'entrée de la
passe de Kauéhi, Nous attendons la nuit pour partir.
La distance qui nous sépare de Toau est courte, mais
trop longue pour pouvoir être parcourue dans la journée.
L'endroit est poissonneux. Nous apercevons des thons chasser
à une centaine de mètres du bateau. mais le
ciel est gris et nous n'osons pas nous mettre à l'eau
pour une rapide vision de la faune à l'extérieur
du lagon... L'image du méchant requin qui poursuit
le papa de némo est présente dans notre esprit.
Nous naviguons donc de nuit pour arriver au petit matin
et profiter du maximum de temps avec le soleil haut, condition
indispensable pour naviguer dans un lagon.
En
entrant au petit matin dans l'atoll de Toau, nous apercevons
Oukiok, parti de Kauéhi quelques jours plus tôt.
Ils ont fait un détour par Fakarava pour récupérer
leurs amis Bruno et Magali. Nous essayons de les rejoindre
mais ils ont mouillé dans un véritable labyrinthe.
Heureusement Joël vient nous chercher avec son annexe
et nous guide.
Nous les rejoignons le mouillage est parsemé de patates
de corail.
Rapidement nous gagnons un autre mouillage.
Nous
passons la soirée à bord d'Oukiok. mais au
moment de rentrer on se rend compte que leur annexe est
partie, mal attachée...
Le lendemain nous naviguons de conserve vers l'anse Amiot
où Joël espère trouver un speedboat pour
l'aider à rechercher l'annexe à travers le
lagon.
La
sortie à travers la passe est assez impressionnante.
La passe est orientée vers l'est, nord est. Le vent
vient de l'est et le courant sort, contre le vent. Un énorme
mascaret marque la sortie. Des vagues très abruptes,
jusqu'à deux mètres de haut, mais surtout
très proches à peine 10 mètres d'amplitude.
Oukiok
choisit de passer au moteur, nous hissons les voiles et
éteignons notre moteur, dans ce bouillonnement, le
hors-bord est inutile. Nous voyons le mat d'oukiok s'agiter
dans tous les sens, le bateau se cabrer, lever des gerbes
d'écume.
Les
voiles bordées à plat pour remonter au vent,
les harnais cappelés, nous nous engageons dans le
bouillon. Caracolito s'appuie sur le vent ce qui limite
les mouvements désordonnés du bateau. Nous
ne roulons pas mais subissons un fort tangage. Rapidement
la vitesse par rapport à l'eau tombe à zéro,
c'est le courant sortant qui nous propulse hors de l'atoll
à plus de 4 noeuds. Nous abattons légèrement
pour reprendre de la vitesse, rester manoeuvrant et gagner
les bords du flux moins agités. Nous avons rejoint
Oukiok, Caracolito a montré une fois de plus ces
qualités marines: pas une vague ne nous a éclaboussés.
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Pendant
la courte traversée pour aller à l'anse Amiot,
Elanore refuse de s'assoir et reste obstinément debout
dans le cockpit |
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| L'anse
Amiot |
A
l'arrivée, Moana et Dick nous accueillent pour nous
indiquer une bouée où amarrer le bateau |
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C'est
l'anniversaire de Moana, l'occasion de griller un agneau,
de faire un gateau et de boire des bières... |
Hélène
tente d'aprivoiser notre nouvelle annexe... |
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Vaia,
la reine de beauté de Toau |
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Je
m'improvise coiffeur et coupe les cheveux à la moitié
des hommes présents sur l'ile...
Leisa
et Valentine, les deux soeurs terribles de Toau |
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Valentine
dans sa cuisine. |
Soirée
improvisée, chants, bières, vin, Ukulélé,
et guitare à l'occasion du passage d'un catamaran
de la compagnie Archipel |
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L'anse
Amiot
Nous y sommes allés plus vite que prévu car nous
avions besoin d'aide pour retrouver l'annexe perdue de Joel et
Anne Marie.
L'anse Amiot, une anse à l'intérieur de la barrière
de corail de l'île de Toau, protégée des vents,
un paradis de bleu, de transparence, de corail, de poisson. Une
anse amniotique. 14 habitants sur un îlot de sable blanc,
planté de cocotiers, une même famille qui s'aime,
se déchire, se déteste, alccol, violence, ukulélé,
pêche, c'est un huis clos de théâtre auxquels
assistent et participent les navigateurs de passage la plupart
éblouis, aveuglés par le bleu, par le spectacle
du bleu. Requins, murènes, raies, toutes les histoires
hantent le dessous et le dessus des eaux.
Nous y étions
les seuls après que Joel et Anne Marie soient partis avec
leurs amis, Bruno et Magali. On est dans un des endroits les plus
isolés de la planète et pourtant grâce à
Magalie, libraire, arrivée avec une cargaison de livres,
l'anse Amiot a été aussi pour moi un paradis de
lecture, le but étant de lire le plus de livres possibles
avant son départ.
Plongée
avec Modiano puis lecture des coraux avec Dick, la cabane de Dick
ouverte sur la mer, son lit au ras du ponton, langoustes, bière
artisanale à la mangue et prières Pentecôtiste,
une miss tahiti qui fait de la brioche, deux frêres croqués
par des requins, un jumeau sans son jumeau, un enfant disparu,
une maladie qui ronge, à la recherche des oeufs de poule
perdus, et le bleu, bleu, bleu. |
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