Formalités en Equateur - Episode III

Jeudi 18/07
Premier contact avec les autorités locales le jour de notre arrivée, vers 5h le soir. Un militaire se fait amener en bateau taxi pour nous sommer de se présenter à la capitainerie, nous et Annapolis. Je lui dit que nous nous présenterons dès le lendemain. Cela ne lui plait pas trop, mais comme l'annexe n'est pas gonflée... il n'a pas le choix.

Vendredi 19/07 matin.
Nous nous rendons à terre, direction la capitainerie. Annapolis nous a précédé d'une heure. nous les rencontrons en chemin: ils ont payé une quarantaine de dollars et on leur permet de rester trois jours soit jusqu'au lundi. Nous arrivons à la capitainerie, où nous sommes très bien reçu, malheureusement le responsable du transito s'est absenté. après avoir attendu une demi-heure, on nous propose de revenir le lendemain.

Samedi 20/07 matin.
Nous arrivons à la capitainerie vers 10 heures
. La personne qui peut délivrer le zarpe est là. Petit sermon: nous aurions du venir plus tôt, on lui rapelle qu'on est venu la veille, fin du sermon.
Il nous demande si nous avons des avaries à bord. Effectivement, nous avons une fuite au niveau de la cadène de bas-hauban arrière babord (qui donne directement sur la couchette d'Elanore) et nos feux de mat ne marche plus. nous commettons l'erreur de les signaler espérant ainsi pouvoir rester un peu plus que les 3 jours réglementaires. Notre sergent nous informe qu'il doit constater de visu les avaries, nous prenons rendez-vous pour le jour même à 17h.

Samedi 21/07 - 17h.
Pas l'ombre d'un galon à l'horizon...

Dimanche 22/07
Le dimanche c'est férié, nous décidons de ne pas nous préoccuper des formalités administratives.

Lundi 23/07 12h.
Un bateau taxi avec à bord 2 militaires (que nous ne connaissions pas encore)
arrive sur la zone de mouillage pour vérifier le départ effectif d'Annapolis (qui est d'ailleurs en train de lever l'ancre) et constater nos avaries du bord. Petit sermon vite terminé quand on leur rappelle que nous attendons depuis plus de 36h leur collègue. Ils constatent les avaries (qui sont difficiles à constater en l'absence de vagues qui inondent le pont, et d'obscurité pour la lumière du feu de mat).

 

Intermède burlesque.

comme le taxi est reparti, ils n'ont pas de moyen pour regagner la terre. Je leur propose de les raccompagner avec l'annexe et nous voila parti pour un demi-mille à zigzaguer entre les coraux et les hauts fons sur lesquels la houle résiduelle déferle. assez téméraire à l'embarquement, mes deux militaires n'en mène rapidement pas large! (et ont les fesses mouillées)

Lundi 23/07après midi.
Nous passons à la capitainerie
. Notre dossier et en cours, nous devons repasser le lendemain.

Mardi 24/07matin.
Le sergent du transito se fait amener à bord. Pour nous demander de venir immédiatement à la capitainerie. Je lui réponds que nous passerons en début d'après-midi car nous ne pouvons pas venir immédiatement à cause du bébé. Il revient 10 minutes plus tard et veut nous confisquer les papiers du bateau. Je refuse de les lui donner: il a peur que nous partions sans payer et nous dit que le mois précédent 6 bateaux ont déjà pris la poudre d'escampette de nuit. Je le rassure en disant que je ne peut pas partir en raison de mes avaries...

Mardi 24/07 après midi.
Nous faisons notre visite quotidienne aux autorités. Là nous comprenons la nervosité du sergent. Il a appliqué la procédure: en cas d'arrivée pour cause d'avarie, il faut aviser la Digmer à Guayaquil... ce qu'il a fait (en datant l'arrivée du lundi midi) et donc nous avons droit à une escale technique de... douze heures! après quoi nous rentrons dans le système normal d'entrée internationale.
Le hic, c'est que: qui dit entrée internationale, dit agent maritime... et comme notre sergent a prévenu Guayaquil, le système informatique a été mis à jour: il ne peut plus émettre de facture sans agent maritime!
Là, le sergent se sent un peu minable il connait le prix de l'agent des Galapagos (150USD), et est parfaitement conscient qu'il a tout fait de travers. Nous lui faisons très vite comprendre que nous n'avons pas de quoi payer.
Lui et son supérieur nous promettent qu'ils vont essayer de contacter leurs responsables pour régler le problème.

Mercredi 25/07.
Visite quotidienne aux autorités rien n'a avancé. Nous décidons de partir le Jeudi de nuit si la situation n'évolue pas. je refait le joint d'étanchéité des cadènes.

Jeudi 26/07.
Nouvelle visite de la capitainerie. pas de changement mais on nous annonce que le capitaine (qui était à Guayaquil) revient le soir même et qu'il pourra peut-être prendre une décision. Nous hésitons à partir. Mais nous apercevons Enez au mouillage dans la baie. Nous attendrons donc un jour de plus.

Vendredi 27/07 matin.
Nous sommes à la capitainerie et le capitaine est là. Le sergent expose la situation. Le capitaine lui dit de nous faire payer la somme normale en oubliant le système informatique. Le sergent imprime un devis (il ne peut pas éditer de facture) marque facture à la main dessus, le signe, y appose un tampon "Pagado" et nous sortons délestés d'une quarantaine de dollars avec l'autorisation "officielle" de quitter l'ile.

Samedi 28/07 - 14h.
Nous levons l'ancre, direction les Marquises...