Isla bayoneta - Isla Pedro Gonzales
Archipel de las Perlas
etape San blas
Isla bayoneta - grattage de la coque

Avant toute chose, mettre les béquilles!
Dans un premier temps nous les laissons horizontales pour pouvoir naviguer jusqu'au lieu d'échouage.

Grosse frayeur au moment de mettre les béquilles en place: Les écrous de fixation manquent et je n'ai pas d'écrous de cette taille!
finalement je trouve une solution en utilisant les écrous de fixation des disques de la meuleuse! (c'est dingue comme je suis intelligent...)

Caracolito sur son premier lieu d'échouage.
L'eau commence à descendre
(en fait sur la photo, elle est déjà en train de remonter, mais pour une meilleure dynamique du récit, nous vous faisons croire qu'elle descend...)

Pour l'échouage, nous utilisons une ancre CQR de 12,5 Kg à l'arrière avec 20m de chaine (notre mouillage secondaire) , et une patte d'oie à l'avant constituée d'une aussière de 50m attachée à un arbre d'un coté et du mouillage principal de l'autre (ancre Delta de 10 kg + 35m de chaine de 8)

La manoeuvre est organisée et volontaire, c'est un échouage.
S'il s'agit d'un accident, dû à une erreur de manoeuvre ou de navigation, c'est un échouement.

Les béquilles sont destinées à maintenir le bateau droit. elles ne sont pas prévues pour supporter une gite importante. C'est pourquoi, nous avons pris la précaution de mouiller avec 3 points pour s'assurer que le bateau reste perpendiculaire à la plage.
De même, nous avions pris la précaution de venir repérer les lieux à marée basse pour vérifier que le sable était homogène et que la zone ne comportait pas de cailloux.

Début du carénage. Il faut gratter pour enlever tous les coquillages, algues et herbes présents sur la coque.

vers 17h, alors que Caracolito est à flot depuis peu et que nous attendons tranquilement qu'il se repose sur le sable avec la marée descendante, un grain nous tombe dessus accompagné d'un violent vent perpendiculaire à l'axe du bateau. En quelques minutes notre position devient intenable, voire dangereuse: Une manoeuvre délicate et exécutée sans erreur nous permet de quitter la zone d'échouage pour aller passer la nuit au mouillage à quelques centaines de mètres.

le lendemain, nous nous levons tôt pour aller échouer, mais le vent est resté orienté dans le mauvais sens et la mer rentre sur la plage de façon dangereuse. Nous attendons la journée au mouillage. Le lendemain, la situation ne s'est pas améliorée, nous partons pour l'ile de Pedro Gonzales qui offre, à coté du village, une grande plage idéale pour l'échouage et bien orientée par rapport aux vents dominants.
Nous faisons une inspection de la plage et nous nous assurons auprès des autorités que l'échouage ne pose pas de problème.

Hélène en tenue de carénage "anti-nonos et mosquitos"

Isla Pedro Gonzales - application de l'antifouling

Nous arrivons face à la plage en mouillant l'ancre arrière à quelques dizaines de mètres du rivage, puis nous portons l'ancre principale à terre àvc l'annexe.

Une main d'oeuvre spontanée!
Tous les gamins du village veulent nous aider à poncer le reste d'antifouling de la coque. Je partage mon papier de verre en plein de petits morceaux...

Le bateau est échoué, La coque a été rapidement poncée pour faciliter l'accrochage de l'antifouling et l'antifouling est appliqué.

On aurait préféré une peinture blanche ou noire mais malheureusement on a pris ce que l'on avait!
D'ailleurs dans le pot que nous avions, il manquait visiblement du diluant, la peinture se présentait sous forme d'une pate épaisse qui séchait trés vite... L'enfer à appliquer...

etape San blas

Caracolito attend le retour de la mer pour étrenner son maillot de bain tout neuf!