Balboa / Panama City
08°54,595' N
79°02,948' W
 
Du 01/05/06 au 12/05/06
 

   
   
   


Une escale envoûtante et repoussante.

Envoûtante par les gens, l'ambiance de la ville, l'espagnol qui chante, la vie grouillante des rues.

Repoussante par le comportement d'une minorité, par le prix du ponton à annexe, et le mouillage très rouleur de Flamingo.

On voudrait y rester, mais on est pressé de partir...

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visite du vieux quartier de Panama

Panama City

Panama City : la musique, salsa, merengue, ragaton, vallenato, dans toutes les rues, dans les bus, les taxis, les magasins ; les rues encombrées d’étals, les réveils qui sonnent, les cris des vendeurs de chicha, des vendeurs de llamadas (appels téléphoniques sur portable), les repas à 1,5 dollar, les vêtements, les chaussures à 2 dollars, les tranches d’ananas, papaye, pastèque, melon à croquer dans la rue, la foule, les filles provocantes, la chaleur, la crasse, les quartiers des anciennes résidences américaines, les quartiers d’affaires avec leurs buildings de verre, le Casco viejo et ses magnifiques immeubles du 19ième siècle, visité sous l’orage, à l’abri sous le balcon de l’Ambassade de France ou sous un porche d’immeuble, regardant la pluie tomber sur la mer grise et les enfants jouer dans les canalisations, tout le bonheur d’une ville d’Amérique latine que nous allons laissé dans notre sillage.
Au mouillage de Flamingo , sur la promenade qui longe la mer appelée le « causeway » l’ambiance est plutôt celle de la Côte d’Azur : on peut louer des rosalies, des jeunes gens très chics font des footings ou du roller, il y a un glacier, des bars et restaurants aux prix luxueux ; le vendredi et samedi soir, l’ambiance dérape et vire à la latino-américaine : des bus-discothèques circulent, bondés, la musique gueule dans les restaurants, on regarde des matchs de boxe à la télé et on se pâme devant le beau Oscar de la Hoya qui triomphe évidemment.
La nature environnante comporte aussi des excès nettement tropicaux : , les manguiers dans le parc croulent sous les fruits, on rencontre une sorte de Koala dans les arbres, Pierre a vu un boa dans les rochers du quai, et sur la pelouse où courent les gentils joggers, nous avons trouvé un beau scorpion.
Nous avons revu Thibault et Elise de Sirius, qui ont eu des déboires avec leur moteur suite à une voie d’eau dans leur bateau lors de la traversée Curaçao-San Blas. Tout est réparé maintenant et l’équipage a le sourire (avec une dent en moins). Nous rencontrons aussi Rémi2 : Arnaud est un Toulousain (encore un) qui a construit lui-même son voilier un RM980, à partir d'une coque nue, jaune avec une vache dessus. Il est aussi le chanteur du groupe Les Maristos.
Entre les navigateurs, les relations sont devenues plus succinctes, chacun s’affaire aux derniers préparatifs, Caracolito s’est alourdi de trois mois de nourriture, près de 300 litres d’eau et de 100 litres d’essence ; nous sommes prêts pour nous élancer dans le Pacifique.

En 1887, Gauguin débarque au Panama pour tenter l’expérience d’une vie de Robinson sur l’île Taboga, avec son ami Laval. Sans le sou, il s’engagea comme terrassier auprès de la compagnie du Canal. Il continua par la suite vers Tahiti. Nous allons essayer de suivre ses traces en Polynésie.

New-York, New-yoooork!
Panama city, vue depuis Flamingo...

Coucher de soleil sur Flamingo.
Flamingo, c'est un groupe de 4 petites iles au large de Panama city qui ont été reliées à la terre par une longue digue en utilisant les matériaux provenant del corte Culebra (ou gaillard) afin de proteger l'entrée pacifique du canal des risques d'envasement.

Nous attendons le bus avec Pat et Fanny pour aller visiter le casco viejo
(Romain ne vient pas car il est sorti très tard la veille et il a très mal aux cheveux...)

Avitaillement au "Machetazo".
Maintenant il va falloir faire rentrer tout cela dans le bateau...

Les pates, riz, légumes secs, farines, etc sont rangés en bocaux hermétiques pour les protéger des charançons

Les conserves: nous enlevons toutes les etiquettes et les marquons au feutre indélébile. 2 raisons: les etiquettes ont tendance à se décoller dans l'humidité de la cale et les "cucarachas" (cafards) ont tendance à pondre leurs oeufs sous les etiquettes...

La couchette de navigation est devenue depuis longtemps la réserve du bord: 7 kilos de lait en poudre, 20Kg de farine à Arepas, céréales, sachets de boissons déshydratées, 36 rouleaux de papier hygienique, parmesan, chocolat en poudre, biscuits,...
Dommage car en mer, c'est la couchette la plus confortable!

Nous préparons l'étape des Perlas et le lieu de Carénage avec Armel de "Filao".