Portobelo
9°33,276' N
79°39,591' W
Du 01/04/06 au 06/04/06

   
   
   

 

Portobelo fut la base de Francis Drake en 1570 pour piller les flottes espagnoles.

La ville qui regorgeait de l'or pillé aux indiens fut la cible de nombreux pirates et boucaniers dont Henry Morgan en 1668.

Une escale obligée pour Caracolito et son équipage!

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Portobelo
Pour arriver à Portobelo, nous longeons toujours la côte panaméenne, pleine du mystère de sa végétation sauvage. Des îlots rocheux, hauts en relief et enjunglés, émergent de l’eau. Nous pêchons à la traine une thonine.
Portobelo, nommé ainsi au 16iéme siécle par Christophe Colomb se trouve au fond d’une large anse, protégé par des fortications espagnoles. Un tiers de l’or arraché aux Indiens d’Amérique transitait par Portobelo. Pendant deux cent ans, la ville fut le centre commercial des colonies espagnoles. Elle fit l’objet de nombreuses convoitises, des forts dans l’anse et dans la ville furent édifiées à différentes époques contre les pirates et les navires anglais. Les pirates Francis Drake et Henry Morgan s’illustrèrent dans plusieurs batailles et pillages de la ville. Des vestiges des remparts armés de canons sont encore visibles. Il subsiste aussi de l’ancien faste une église de 1776, les douanes, une demeure ancienne « la casa Rodriguez » et le quartier des Libres, les esclaves affranchis venus d’Afrique. Une danse traditionnelle, le Combo, autrefois dansée par les Libres, renaît au moment du carnaval. Les gens ici ont la peau noire, le type africain. L’église est un lieu de pélérinage au Christ noir, le Nazareno. Chaque année, en octobre, des pélerins venus de tous le pays viennent témoigner de leur ferveur.
Pour trouver trace aujourd’hui des convoitises passées, il faut lever les yeux au ciel : on les voit au-dessus de la ville, parfois dans les fossés fouiner, leur tête est rasée pour s’introduire dans les charognes sans se salir : les vautours. Sous ces ombres noires, Portobelo vit pourtant une vie tranquille : le linge sèche dans les cours, dans la rue, on prend le frais, les poules picorent, on construit des pirogues dont le bois vient des collines qui entourent la ville, des collégiens entre midi et deux heures cherchent l’ombre aux étals des bondieuseries vendues sur la place de l’église- christ en bougie, en porte-clefs- les nombreuses épiceries tenues par des chinois font alors le plein pour satisfaire la soif des uns, la faim des autres. Sur une planche de bois brut, on vend des ananas et autres fruits tropicaux. Dans une cage, des crabes bleus de cocotiers se battent. Trois jeunes enfants chantent des merengues à tue-tête et les rythment en tapant sur la table de la gargotte ; ici la soupe ou le poulet frit est à 1,5 dollar, on attend le bus (bariolé) pour Colon, on s’abrite du soleil sous un parapluie et nous, nous en profitons pour faire des lessives. Il faut répondre à un touriste allemand qui demande : « Portobelo, c’est ça, seulement ça ? ».

L'ile Drake à l'entrée de la baie de Portobelo près de laquelle aurait été jetée la dépouille de Francis Drake

Portobelo

la baie de Portobelo

L'ancienne maison des douanes

L'entrée du castillo San Jeronimo

Les canons de San Jeronimo

les gamins jouent dans les ruines des forts.

Bus panaméens

Caracolito, vu du castillo Santiago de la Gloria

la baie de Portobelo

el castillo Santiago de la Gloria

Dans les rues de Portobelo

réalisation d'un cayuco

derrière les murailles du fort san Jeronimo, le "port"...

Crabes bleus.
il parait que c'est très bon. nous n'avons pas pu gouté.
Ils vivent sur terre dans des trous dans le sable.

Le marchand de "4 saisons"