Portobelo
Pour arriver à Portobelo, nous longeons toujours la côte panaméenne,
pleine du mystère de sa végétation sauvage. Des îlots
rocheux, hauts en relief et enjunglés, émergent de l’eau.
Nous pêchons à la traine une thonine.
Portobelo, nommé ainsi au 16iéme siécle par Christophe
Colomb se trouve au fond d’une large anse, protégé par
des fortications espagnoles. Un tiers de l’or arraché aux Indiens
d’Amérique transitait par Portobelo. Pendant deux cent ans,
la ville fut le centre commercial des colonies espagnoles. Elle fit l’objet
de nombreuses convoitises, des forts dans l’anse et dans la ville
furent édifiées à différentes époques
contre les pirates et les navires anglais. Les pirates Francis Drake et
Henry Morgan s’illustrèrent dans plusieurs batailles et pillages
de la ville. Des vestiges des remparts armés de canons sont encore
visibles. Il subsiste aussi de l’ancien faste une église de
1776, les douanes, une demeure ancienne « la casa Rodriguez »
et le quartier des Libres, les esclaves affranchis venus d’Afrique.
Une danse traditionnelle, le Combo, autrefois dansée par les Libres,
renaît au moment du carnaval. Les gens ici ont la peau noire, le type
africain. L’église est un lieu de pélérinage
au Christ noir, le Nazareno. Chaque année, en octobre, des pélerins
venus de tous le pays viennent témoigner de leur ferveur.
Pour trouver trace aujourd’hui des convoitises passées, il
faut lever les yeux au ciel : on les voit au-dessus de la ville, parfois
dans les fossés fouiner, leur tête est rasée pour s’introduire
dans les charognes sans se salir : les vautours. Sous ces ombres noires,
Portobelo vit pourtant une vie tranquille : le linge sèche dans les
cours, dans la rue, on prend le frais, les poules picorent, on construit
des pirogues dont le bois vient des collines qui entourent la ville, des
collégiens entre midi et deux heures cherchent l’ombre aux
étals des bondieuseries vendues sur la place de l’église-
christ en bougie, en porte-clefs- les nombreuses épiceries tenues
par des chinois font alors le plein pour satisfaire la soif des uns, la
faim des autres. Sur une planche de bois brut, on vend des ananas et autres
fruits tropicaux. Dans une cage, des crabes bleus de cocotiers se battent.
Trois jeunes enfants chantent des merengues à tue-tête et les
rythment en tapant sur la table de la gargotte ; ici la soupe ou le poulet
frit est à 1,5 dollar, on attend le bus (bariolé) pour Colon,
on s’abrite du soleil sous un parapluie et nous, nous en profitons
pour faire des lessives. Il faut répondre à un touriste allemand
qui demande : « Portobelo, c’est ça, seulement ça
? ».
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L'ile
Drake à l'entrée de la baie de Portobelo près
de laquelle aurait été jetée la dépouille
de Francis Drake |

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Portobelo |

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la
baie de Portobelo |

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L'ancienne
maison des douanes |

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L'entrée
du castillo San Jeronimo |
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Les
canons de San Jeronimo |

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les
gamins jouent dans les ruines des forts. |

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Bus
panaméens |

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Caracolito,
vu du castillo Santiago de la Gloria |

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la
baie de Portobelo |

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el
castillo Santiago de la Gloria |

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Dans
les rues de Portobelo |
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réalisation
d'un cayuco |
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derrière
les murailles du fort san Jeronimo, le "port"... |
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Crabes
bleus.
il parait que c'est très bon. nous n'avons pas pu gouté.
Ils vivent sur terre dans des trous dans le sable. |
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Le
marchand de "4 saisons" |
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