Bonaire,
le 10 février 2006
Caracolito est amarré
à une bouée devant la ville principale de Bonaire et nous
accostons en annexe au ponton du Karel’s bar construit avec des
bouts de bois multicolore. Au comptoir du bar, la serveuse est blonde
et blanche, de longs cheveux blonds ondulés et une peau blanche.
Blond-Blanc, Blond-Blanc, Blond-Blanc, Blond-Blanc, Blond-Blanc, Blond-Blanc,
Blond-Blanc, à Bonaire, Antilles Neerlandaises, on ne croise presque
que des Blonds-Blancs, être brun à la peau brune est une
anomalie rétinienne, la ville appartient aux touristes, les habitants
l’ont déserté ; le contraste est total avec le Venezuela.
Le Venezuela, Brun-Brun, Brun-Brun, Brun-Brun, Brun, Brun, Brun-Brun,
Brun-Brun, Brun-Brun.
Le long de la mer
s’étale une multitude de petits restaurants turquoise, rose,
rouge, vert à la nourriture indonésienne, brésilienne,
italienne…cosmopolite. C’est beau et c’est faux, ça
sonne le dollar, ça sonne la complaisance touristique. A Bonaire,
la nature n’est plus sauvage, elle est préservée,
à Bonaire, la nature est à péage : 10$ pour mettre
son tuba à l’eau, 10$ par jour pour amarrer son bateau, 25$
pour regarder les flamands roses… Sans compter, le coût élevé
de la vie (nourriture, internet, pour ce qui nous intéresse) et
le fait qu’on ne trouve pas de gaz butane sur l’île
(notre réserve est épuisée), on s’en va rapidement
de Bonaire. Le long de la côte, nous voyons à nouveau un
vol de flamands roses. Gratuitement.
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L'arrivée
sur la pointe sud de bonaire...
C'est tout plat avec des polders à l'intérieur,
c'est surement pour cela qu'on les appelle les antilles néérlandaises... |
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Le
Karel's bar |
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Caracolito
au mouillage devant Kralendijk |
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