Islas Los Aves de Barlovento
(Venezuela)
11°56,649' N
67°26,337' W
Du 7 au 9 février 2006

   
 
 

 

A las Islas Los Aves, il y a plein d'oiseaux...

C'est surement de cela qu'elles tirent leur nom?

 

 

 

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Las Aves du 7 au 9 février 2006

Nous arrivons vers 17h dans le soir pastel. Oiseaux par centaines qui volent au-dessus des arbres : pélicans, frégates, hérons, sortes de fous de Bassan, observés à la jumelle. Comme la mer est peuplée de poissons dans les coraux, le ciel est peuplé d’oiseaux. Ciel espace d’agitation sereine. Frôlement des ailes autour du bateau, ombres planantes. Il règne sur la baie une étrange tranquillité. Je voudrais enfouir ma tête dans les buissons ardents et faire voler en éclats les oiseaux.
La baie protégée par l’île abrite deux voiliers de 8m et des barques de pêcheurs. Bruit des gamelles, des poissons écaillés sur le pont, paroles ébruitées par le vent, la vie des équipages se passe au naturel, dehors.

La nuit : la plage et le sable sous l’eau éclairés par la lune deviennent phosphorescents, les oiseaux crient, piaillent, on entend comme un zinzin de grillons, les buissons sont ardents : une jungle sud américaine touche la proue du bateau.

Nous éteignons le moteur et laissons dériver l’annexe dans un bras de mer entouré de mangrove. Les oiseaux volent au dessus de nous, se croisent, planent, se laissent dériver eux aussi ; dans les arbres, les nids, parfois sept oiseaux en train de nicher côte à côte, pélicans, hérons, surtout des fous, nous sommes entourés de fous, blanc, gris, au long bec bleu, les fous qui se penchent au-dessous d’autres fous pour voir ce qui se passe, les fous qui nous regardent. Les arbres sont des nids, le ciel, une volière. L’eau est transparente, peu profonde, pleine d’alluvions, un barracuda passe, des centaines de tout petits poissons nagent, des larves stagnent à la surface, l’eau comme l’air est animal.
Sur la plage de sable blanc et d’eau turquoise, un autel surmonté d’une croix, entouré de conques est dressé. Est-ce un autel ou une tombe ? Une cabane abandonnée est effondrée à côté, on imagine toutes sortes d’histoires à la Henry de Monfreid.
Les conques comme des fleurs poussent sur la plage. Des conques comme des oreilles, on en vole une pour mieux écouter le monde.
Sur la plage, nous faisons des tableaux à la Klein : nous nous roulons sur le sable et y laissons la trace de nos corps.

Mer turquoise, sable blanc… c’est d’un conventionnel ; il faudrait dire : mer jaune, sable bleu, ciel vert, visage mauve, cheveux rouges, yeux roses…

Nous quittons Las Aves de nuit pour arriver de jour à Bonaire. Grâce à notre trace d’entrée restée en mémoire dans le GPS, Caracolito se faufile parmi les bancs de sable et les têtes de corail. Le sable blanc des îles ou celui sous la mer est illuminé par la lune, le sable blanc comme une matière de la lune, le sable est devenu sélène. Longtemps, nous gardons dans notre dos les éclats jetés par le phare des Aves, larmes, larmes, pour le Venezuela.
Au petit matin, Bonaire apparaît, des escadres de poissons volants s’enfuient sur notre passage, un vol de flamants roses nous accompagne de leur beauté.

Coucher de soleil d'accueil aux Aves...

La Mangrove, pleine de fous, (les oiseaux bien sûr) Dommage que notre appareil ne permettent pas de faire des zooms...

Fou au nid...

Fou en vol...

Autre Fou?

Caracolito au mouillage des Aves...

Caracolitita (c'est le nom de notre annexe) échouée sur la plage...

étrange rencontre.

Sea, Conch and Sun...

Présence enigmatique...

Autres eaux turquoises et limpides...

Les mêmes eaux avec un aborigène poilu devant

Je persévère dans la peinture des figurines: le manteau du "mari de la pirate" (c'est le nom de la figurine), j'en suis assez fier!