La Tortuga
   

10°57,41' N
puis
10°59,64' N

65°13,57' W

65°22,9' W
 
Du 22/01/06 au 25/01/06

   
 
 

Depuis le temps que je l'attendais cette escale à l'ile de la tortue, l'ile des pirates... (oui je sais, c'est pas exactement celle là, d'ailleurs si quelqu'un peut m'indiquer c'est laquelle, il aura peut-être droit à sa photo à la page des membres bienfaiteurs...)

Enfin bref depuis le temps que je l'attendais, voila qu'il se met à pleuvoir, faire mauvais, je crève l'annexe avec une goupille de ridoir...

Encore un endroit où il nous faudra revenir avec plus de temps... Nous n'en avions pas assez amené cette fois ci.

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La Tortuga du 22 janvier au 25 janvier 2006

Caracolito mouille à 3 mètres de fond dans une étendue turquoise. L’endroit serait idéal : une baie bordée par la punta delgada qui contient une immense piscine d’eau bleue, une longue plage de sable blanc, extrêmement fin mais le vent nous balaye et nous isole ; le ciel est brouillé, toujours prêt à crever en pluie. Même à cette faible profondeur, l’eau est trouble : un vent violent souffle, on sent le bateau tirer sur l’ancre. Nous avons mis l’alerte dérive du GPS qui permet de nous avertir en cas de dérapage de l’ancre.
Nous sommes trois voiliers au mouillage et six bateaux de pêcheurs venus ici pour attendre un vent plus clément. Aujourd’hui, difficile d’aller à terre : l’annexe est percée et la rustine sera parfaitement collée dans 24 heures ; à la nage, contre le clapot et le vent et à grande distance de la terre, c’est un peu risqué. On a beau être dans un mouillage paradisiaque, on se sent prisonnier du bateau, de l’eau, des éléments. La plage inaccessible, le vent qui souffle fort, l’eau trouble, on reste sur le bateau. La Tortuga, beauté imprenable. Hier, dès que nous sommes arrivés vers 16h, nous sommes allés à terre. Il a commencé à tomber quelques gouttes, ce qui annonce une grosse précipitation et nous avons cherché un abri. Il faut dire que l’île est plate, rien n’arrête le vent ni la pluie, plate et peu habitée : quelques baraques en planche et tôle se regroupent autour de la piste d’atterrissage pour petits avions de tourisme. Nous sommes allés vers les baraques des pêcheurs au bord de la plage. Rideau de coquillages aux portes, conques qui entourent les bâtiments, toits de palmes, murs en planche, sol de sable : beauté et dénuement. Des pêcheurs nous ont fait signe d’entrer et nous ont offert un siège en attendant la fin de la pluie. A l’intérieur, un hamac tendu, des sièges en plastique, une télé. Elle fonctionne avec des panneaux solaires et c’est « à la poursuite d’octobre rouge » qui est à l’écran et captive les pêcheurs. Une histoire de sous-marin et plein de visages tendus. Les pêcheurs viennent de Margarita et passent ici trois mois pour pêcher. Ils rentrent se reposer un mois puis repartent. La pluie passée, nous sommes sortis, la nuit était venue. Nous avons fait un tour du côté de la piste d’atterrissage. Un petit restaurant et une posada en planches blanches et volets bleus attendent les passagers des avions. La vue donne sur un autre côté de l’île, un lagon abrité où mouillent deux yatchs à moteurs. Juste à côté, sont installés l’armée (et leurs chiens).
Le lendemain, nous sommes à un autre mouillage de la Tortuga, cayo Herradura, le soleil s’impose et le paysage mue : eau de piscine, sable comme la peau d’une suédoise pendant l’hiver boréal. Nous débarquons à terre, nous nous promenons sur une langue de sable vierge. De chaque côté, la mer et la mer.

Playa Caldera, a l'abri de Punta delgada, avant le vent et la pluie.

Kilian au mouillage dans cayo Herradura

Cayo herradura: Caracolito, au mouillage...

Toujours cayo Herradura, la plage bordé de l'unique palmier de l'ile

Le bout du cayo

Hélène sortant de l'onde...

Drôle de rencontre!

Le mouillage de Cayo herradura

Apéritif à bord de Kilian (avec Richard, Marie-Paule et Yann)

Les campements de pecheurs sur cayo Herradura.