La
Tortuga du 22 janvier au 25 janvier 2006
Caracolito mouille à
3 mètres de fond dans une étendue turquoise. L’endroit
serait idéal : une baie bordée par la punta delgada qui
contient une immense piscine d’eau bleue, une longue plage de sable
blanc, extrêmement fin mais le vent nous balaye et nous isole ;
le ciel est brouillé, toujours prêt à crever en pluie.
Même à cette faible profondeur, l’eau est trouble :
un vent violent souffle, on sent le bateau tirer sur l’ancre. Nous
avons mis l’alerte dérive du GPS qui permet de nous avertir
en cas de dérapage de l’ancre.
Nous sommes trois voiliers au mouillage et six bateaux de pêcheurs
venus ici pour attendre un vent plus clément. Aujourd’hui,
difficile d’aller à terre : l’annexe est percée
et la rustine sera parfaitement collée dans 24 heures ; à
la nage, contre le clapot et le vent et à grande distance de la
terre, c’est un peu risqué. On a beau être dans un
mouillage paradisiaque, on se sent prisonnier du bateau, de l’eau,
des éléments. La plage inaccessible, le vent qui souffle
fort, l’eau trouble, on reste sur le bateau. La Tortuga, beauté
imprenable. Hier, dès que nous sommes arrivés vers 16h,
nous sommes allés à terre. Il a commencé à
tomber quelques gouttes, ce qui annonce une grosse précipitation
et nous avons cherché un abri. Il faut dire que l’île
est plate, rien n’arrête le vent ni la pluie, plate et peu
habitée : quelques baraques en planche et tôle se regroupent
autour de la piste d’atterrissage pour petits avions de tourisme.
Nous sommes allés vers les baraques des pêcheurs au bord
de la plage. Rideau de coquillages aux portes, conques qui entourent les
bâtiments, toits de palmes, murs en planche, sol de sable : beauté
et dénuement. Des pêcheurs nous ont fait signe d’entrer
et nous ont offert un siège en attendant la fin de la pluie. A
l’intérieur, un hamac tendu, des sièges en plastique,
une télé. Elle fonctionne avec des panneaux solaires et
c’est « à la poursuite d’octobre rouge »
qui est à l’écran et captive les pêcheurs. Une
histoire de sous-marin et plein de visages tendus. Les pêcheurs
viennent de Margarita et passent ici trois mois pour pêcher. Ils
rentrent se reposer un mois puis repartent. La pluie passée, nous
sommes sortis, la nuit était venue. Nous avons fait un tour du
côté de la piste d’atterrissage. Un petit restaurant
et une posada en planches blanches et volets bleus attendent les passagers
des avions. La vue donne sur un autre côté de l’île,
un lagon abrité où mouillent deux yatchs à moteurs.
Juste à côté, sont installés l’armée
(et leurs chiens).
Le lendemain, nous sommes à un autre mouillage de la Tortuga, cayo
Herradura, le soleil s’impose et le paysage mue : eau de piscine,
sable comme la peau d’une suédoise pendant l’hiver
boréal. Nous débarquons à terre, nous nous promenons
sur une langue de sable vierge. De chaque côté, la mer et
la mer.
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Playa
Caldera, a l'abri de Punta delgada, avant le vent et la pluie.
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Kilian
au mouillage dans cayo Herradura |
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Cayo
herradura: Caracolito, au mouillage... |
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Toujours
cayo Herradura, la plage bordé de l'unique palmier de l'ile |
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Le
bout du cayo |
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Hélène
sortant de l'onde... |
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Drôle
de rencontre! |
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Le
mouillage de Cayo herradura |
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Apéritif
à bord de Kilian (avec Richard, Marie-Paule et Yann) |
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Les
campements de pecheurs sur cayo Herradura. |
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