Du
28 novembre 2005 au 10 décembre 2005: Brava, Faja de agua
Brava veut dire sauvage et arrivés sur l’île de Brava,
nous restons deux jours sans pouvoir débarquer, le vent souffle
fort et s’engouffre dans la baie, il crée des rouleaux sur
la plage, rendant le débarquement difficile, notre ancre ne s’est
pas encore complètement enfoncée dans le sable. Peu importe,
nous avons l’impression d’être ancré dans un
paradis sauvage, à même la beauté. La falaise abrupte
couleur terre, d’une centaine de mètres tombe dans la baie
qui abrite un petit village d’une seule rue, celle qui borde la
plage de galets noirs : une dizaine de maisons à un étage,
les plus cossues appartenant à des americanos, les exilés
cap verdiens revenus au village se faire construire des maisons de vacances.
Des cultures en terrasse grignotent le flanc de la colline : cocotiers,
bananiers, papayers, cane à sucre. Nous nous baignons, explorons
les fonds ici aussi comme à Fogo très riches en poissons,
il y a en permanence un nuage d’une centaine de petits poissons
à l’ombre du bateau, et la nuit nous entendons l’eau
être brassée par les poissons, Pierre pêche avec un
simple hameçon piqué de chair de poisson des petits mérous
rouges aux points bleus, ou chasse au fusil, nous mangeons le thon pris
lors de la traversée Fogo-Brava cuit sur la braise du barbecue,
nous partageons nos prises avec les équipages des autres voiliers
du mouillage, nous essayons de faire connaissance. Quatre, cinq bateaux
français sont ancrés, mais les navigateurs sont déjà
constitués en petits groupes et nous restent fermés. Nous
nous sentons à part. L’isolement de ces îles n’ouvre
pas les bras, ne nous favorise pas l’amitié. C’est
la première fois que nous ressentons cette impression depuis notre
départ et cela rend les amitiés nouées par ailleurs
d’autant plus précieuses.
Lorsque nous débarquons à terre, nous demandons au gamin
qui nous a aidé à remonter l’annexe où trouver
au village des fruits et légumes, il nous conduit au mitan de la
colline dans une plantation d’arbres fruitiers qui cache une ferme
blanche (à l’intérieur très propre, grand frigo-
congélateur, napperons sur les meubles, bruit d’un groupe
électrogène). La propriétaire indique que les bananes
ne sont pas mûres, que les papayes vont aux americanos, mais qu’elle
a des patates douces. Elle en déterre une vingtaine puis les pèse
: nous en prenons un kilo et demi. Sur un des toits de la ferme, un petit
singe en laisse attaché à sa niche. Il a été
trouvé, parait-il, dans la montagne.
Chaque jour, vers midi, les pêcheurs arrivent et roulent leur barque
sur la plage. Nous les aidons lorsque nous sommes là et nous assistons
au déversement des poissons sur les gros galets noirs : tazards,
orphies, daurades coryphènes, thons, murènes, mérous,
carangues…Les poissons sont vidés et les femmes les emmènent
pour les vendre à la ville principale de l’île, Nova
Cintra. Nous discutons avec elles pour en acheter des morceaux ou des
petites prises.
Ici, pour dire « super
», on dit « fish ».
A Brava, mes rêves se passent dans l’eau au milieu des poissons.
Tout le monde nous
salue au village. Nous allons chez Brigitte, une Française mariée
avec un Cap Verdien exilé en France pendant trente ans et de retour
au pays, et nous assistons, avec les deux équipages du mouillage,
à la distillation de la canne à
sucre avec un alambic pour en faire du rhum. Un feu de bois chauffe
un four en pierres, au dessus se trouve la cane macérée
et à côté, une cuve qui recueille le rhum. Nous gouttons
: il est très parfumé, subtile. Peu de distractions à
Faja de agua telles qu’on les entend chez nous : pas de théâtre,
ni de ciné, ni de bal : d’où l’importance de
l’alcool qui peut remplacer tout. Il y a ici l’ivrogne du
village, un homme à la barbe hirsute et bouteille de vin à
la main qui interpellent les passants. Parfois, nous servons de distractions
et les villageois nous observent débarquer en annexe ou s’assoient
à côté de nous, curieux, tout comme nous nous les
observons. C’est un échange de bon procédé.
Le mari de Brigitte peint et son vaste bureau qui surplombe la baie est
rempli de ses peintures, scènes colorées de genre.
En annexe, nous allons plonger
autour d’un rocher, je vois pour la première fois une murène
large comme une cuisse d’homme et quand nous arrivons dans la petite
crique à côté, le ciel est déjà sombre,
l’eau presque noire, nous retrouvons les Français qui nous
indiquent qu’il y a un petit requin au fond.
Nous allons chercher l’eau à la fontaine publique, nous lavons
le linge au lavoir. Edgar est le gardien de la fontaine, en principe mais
Edgar est complètement soul ce matin, et c’est une de ses
copines qui ouvre les robinets. Il arrive enfin et nous regarde avec des
yeux brumeux. Edgar est le gardien de la fontaine mais surtout le roi
de la langouste. Il a une grosse langouste tatouée sur le bras
et depuis 13 ans il pêche la langouste (il a 36 ans). La pêche
à la langouste est réglementée à Brava et
s’interrompt trois mois par an, juin, juillet et août, il
y a six pêcheurs de langouste dans le port de Furna à Brava
et deux, ici, à Faja de agua. Edgar
nous propose d’aller pêcher avec ses amis, nous devons
amener 10 litres d’essence. Le rendez vous est pris pour le lendemain,
mais le lendemain, nous cherchons Edgar sur la plage, on nous conduit
à sa maison, et nous cueillons Edgar au saut du lit : Edgar a du
mal à se remettre de sa cuite (qu’il a soigné en en
reprenant une le soir même -NdMdP-) et repousse le rendez vous au
lendemain. Mañana.
Mañana, le lendemain, à 9h du matin, nous voyons Edgar
et ses deux amis s’affairer sur la plage et nous savons que c’est
le bon jour. Nous prenons masque et tuba, combinaison, fusil de chasse
et nous les rejoignons en annexe. Edgar est accompagné de Luis,
aux yeux jaunes et Nei, un jeune homme
baraqué qui possède une barque. Nous connaissons déjà
Luis, il nous a vendu deux langoustes, qu’il a pêchées
dans la baie de Faja et Nei était venu à la nage jusqu’à
notre voilier pour nous demander un bout. Nous lui en avions donné
un, et, il nous avait offert des noix de coco. Nous poussons la barque
de bois « Maria de Lurdes », et nous embarquons. Ils ont pris
masques, tubas, combinaisons, fusils et ce qui les distingue de nous,
le long et fin crochet qui permet de dénicher les langoustes dans
les creux des rochers. Nous allons au Sud de l’île et la traversée
dure une heure. La mer est calme et le soleil brille, les conditions sont
idéales. Les visages sont graves et fermés, Edgar s’est
allongé dans le filet tendu sur l’étrave du bateau
et nous fait face, Nei commande le moteur et Luis est assis sur un banc
en bois, comme nous. Edgar nous avait demandé des élastiques
à fusil harpon et nous lui en offrons, son visage se détend
pour un bref moment, il les met en place sur le fusil qui en manquait.
Le paysage est désertique, la falaise tombe dans la mer. Nous passons
devant la baie des pirates : une maison isolée abrite une dizaine
de barques de pêcheurs. Aucun mot n’est prononcé durant
le trajet, Luis de temps en temps écope l’eau que prend la
barque. Edgar et Luis enfilent leur combinaison et leurs gants, et nous
savons que nous allons arriver. Le moteur est arrêté et les
deux pêcheurs plongent immédiatement dans l’eau. Il
y a quatre à huit mètres de fond, des rochers, l’eau
est très claire, nous voyons les poissons depuis la barque. Nei
reste dans la barque et nous suit. Nous plongeons à notre tour
et restons à la surface pour les observer. Les deux pêcheurs
plongent toutes les deux à trois minutes environ dans les trous
des rochers, regardent si des antennes sortent et enfoncent leur crochet
si nécessaire. Lorsqu’ils enfoncent le crochet, leur corps
tout entier est pris de soubresaut par l’effort et ils ramènent
la langouste au bout de leur pique jusqu’au bateau. Quatre langoustes
sont prises par Edgar et deux par Luis. Six langoustes en tout pêchées
en trois heures. C’est une petite pêche aujourd’hui
mais pour nous un moment fantastique, nous les suivons à la surface,
regardons les poissons très nombreux et variés (perroquet,
mérous, balistes, poissons coffre, poissons trompette…) je
vois la gueule fine et les petites dents d’une murène, je
surveille s’il n’y a pas de requins. Je n’ai pas de
combinaison, juste un tee-shirt de plongée mais je reste trois
quart d’heure dans l’eau , je rejoins la barque, puis fais
de petites plongées, Pierre a sorti son fusil et prend des mérous,
nous nous déplaçons de criques en criques. Nei s’impatiente
dans la barque et finit par jeter le grappin, il plonge avec son fusil,
et ramène avec une facilité déconcertante des poissons
gris à grosses écailles et dents. Il chasse parfois avec
la corde du grappin enroulée autour de son corps, le bateau amarré
à lui. Vers la fin, Edgar prend son fusil et tire le poisson, plus
abondant aujourd’hui que les langoustes, il remonte sur le bateau
mais Luis, tente sa chance à nouveau avec la langouste et plonge
plusieurs fois encore. En vain. Sur le chemin du retour, les poissons
et les langoustes sont au fond de la barque, au milieu du matériel
de plongée et entre nos pieds. Nei chantonne. Le vent est face
à nous et des vagues nous mouillent.
Nous débarquons sur la plage, fiers. Nous partageons la pêche
des poissons et deux langoustes nous reviennent. C’est trop, beaucoup
trop pour les efforts qu’ils ont accompli, et nous leur donnons
rendez vous le soir pour boire un verre. Luis n’est pas satisfait
de sa pêche et le soir au lieu de venir boire le verre, il tend
un fil de pêche depuis la plage. L’eau frétille de
gros poissons qui chassent de petits poissons, plusieurs pêcheurs
ont mis aussi leur ligne à l’eau et des villageois assistent
à la pêche, comme au spectacle du soir. Edgar et ses amis
préparent un grand filet de pêche qu’ils vont tendre
cette nuit à 4 heures du matin avec leur barque entre les trois
voiliers au mouillage, et vers 6 heures, ils plongeront pour maintenir
les poissons à l’intérieur du filet, ils nous invitent
à participer ( à 5h, nous ouvrirons le panneau au dessus
de notre couchette et nous verrons leur barque). Le bar a des murs faits
en palmes et contient une unique table en plastique blanc avec quatre
chaises. La musique est allumée. Edgar et Nei sont là, rejoints
par Daniel le frère d’Edgar, le père d’Edgar
passe, le bar est tenu par sa sœur, bref Faja de agua est un très
petit village. Luis vient, l’air complètement épuisé,
triste. Un gamin arrive avec une carangue de 80 cm, grise, prise au bord
de la plage, un père de famille s’assoit à côté
de nous avec un petit bébé dans les bras, une petite fille
joue avec des graines, Daniel nous désigne le jeune garçon
à côté de lui, son père a tué sa mère
(Daniel fait le signe de la gorge tranchée)et est en prison à
Praia, la capitale, l’enfant est recueilli dans sa famille. Daniel
parle d’une voix douce très bien le français, il nous
dit avoir fait chaque jour 5 heures de marche pour apprendre le français,
à Nova Cintra. Il nous parle de sa famille de 12 enfants, de ses
frères et sœurs exilés aux Etats-Unis et au Guinée
Bissao, de sa petite fille de 9 ans qui vit à quelques maisons
de lui avec la mère, il nous explique pourquoi il n’y a pas
beaucoup de femmes ici, parties à l’étranger. Il nous
invite chez lui à manger la cachupa. Nous mangeons sur une toile
ciré rouge, dans une très petite cuisine, presqu’un
couloir, une très bonne cachupa, un plat de maïs, haricots
rouges, lentilles…L’album de photos est ouvert et les photos
des exilés défilent. Nous sortons dans la rue, l’électricité
publique ne fonctionne pas depuis quelques jours, il fait noir. Nous passons
devant la maison de sa petite fille, elle sort et vient embrasser son
père et nous salue. Nous allons chez un americano, un habitant
de Faja parti en Califonie et revenu, à l’heure de la retraite,
construire une belle maison de vacances, il vit six mois ici, six mois
là bas. Ses enfants sont installés aux Etats Unis, sont
mariés et y ont fait leur vie. Ils n’ont aucune culture cap
verdienne. Il nous offre un verre de vin portugais, puis du porto. Il
parle sans jamais s’arrêter, un de ses amis americano le rejoint
et parle de la même façon que lui. Nous hochons la tête
avec Pierre en buvant le vin, en comprenant la moitié de ce qu’ils
racontent et en essayant de temps en temps de placer une phrase. Les placards
sont fermés à clefs dont dispose notre hôte. Dans
une vitrine sous clefs, une friteuse, une cafetière électrique,
divers appareils ménagers sont exposés. La porte du frigo-congélateur
est tenue par une pierre. Les murs sont nus à l’exception
d’un dollar encadré et de la photo d’une locomotive.
Des personnes de la maison passent et viennent se servir dans le frigo.
Ces histoires d’exilés, ces familles à la géographie
éclatée ramènent à notre histoire : comment
vivre les rêves de voyage tout en restant des proches pour nos proches,
comment être ici et là, être différents et en
commun ? le Cap vert rend nostalgique, avive les fractures. Ce n’est
pas un pays léger, à la franche gaieté.
Les Pick up pour Nova Cintra
sont rares et on peut passer une heure à en attendre un, assis
sur un balcon, en regardant la mer, et une heure au moins pour le retour,
en demandant à tous les aluguers qui passent s’ils vont à
Faja. La route qui y mène dévoile le relief escarpé
de l’île, succession de cols et de ravins, plus on monte,
plus la température fraîchit et la végétation
devient moins sèche. Arrivés à Nova Cintra, on s’étonne
de la modestie de la ville. Nova Cintra signifie nouvelle Cintra, ville
de villégiature portugaise. Les notables portugais de Praia avaient
établi ici leur résidence secondaire en raison de l’aménité
du climat, qui leur rappelait Cintra, au Portugal. Peu de trace du faste
passé : quelques belles maisons à balcon restaurées
par des Americanos subsistent. Un homme qui était avec nous dans
le pick up nous incite à venir voir une de ces maisons : il est
très fier d’en être le gardien et nous fait le tour
du propriétaire ou du moins de ce à quoi il peut accéder
: le jardin, la cour. Nova Cintra sent la paisible bourgade : l’herbe
pousse entre les pavés, les jardins foisonnent de légumes
(courges, tomates…), un homme caresse affectueusement une vache
comme un animal domestique, les toiles d’araignées font de
véritables rideaux, et bien qu’il y ait un kiosque à
musique sur la place principale, le maître des lieux est le silence
d’une ville au peu de voitures. Nova Cintra est parait-il construite
sur un volcan, mais recouvert de végétation et de maisons,
on ne le soupçonne pas. Seuls les lacets de la route pour y parvenir
pourraient nous y faire penser. A un coin de rue, des femmes attendent,
et nous demandons où acheter des fruits et légumes : nous
en suivons une jusque dans un jardin potager. Là ont été
cueillis carottes, oignons, pommes de terre, poivrons, tomates, oranges,
pommes, bananes, vendus entre 1,5 et 2,5 euros : c’est comme la
caverne d’Ali Baba et nous remplissons notre sac à provision.
Au Cap Vert, on ne peut pas se tromper : Sal, le sel, Fogo, le feu, Brava,
la sauvage. Mais à Espargos, les asperges sauvages sont amères,
alors se méfier des mots.
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Traversée
de Fogo à Brava, reprise des activités d'éveil:
pétrissage du pain... |
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Reprise
des activités d'éveil: Pêche au gros (le poisson
pas le pêcheur...) |
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Pour
tuer un poisson, certains guides recommandent de le plonger dans
un coma ethylique en lui versant de l'alcool dans les ouïes...
(ici de l'arguadiente colombienne) |
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Ca
na pas super bien marché: cela lui a provoqué une
hémorragie au niveaux des ouies et une tremblote de tous
les diables... il en est mort... Visiblement l'alcool colombien
ne lui réussit pas,
(Il faut avouer que même nous nous n'arrivons pas à
le boire...) |
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Nous
longeons la cote nord de Brava |
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Pour
arriver à Faja de Agua |
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Hélène
essaye son nouveau pantalon: the disco girl... |
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Activités
d'éveil au mouillage: pêche à la ligne (3
petites carangues) |
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Le
village de Faja de agua |
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Nouvelle
provision de légumes frais... |
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Activités
d'éveil: Sans commentaires... |
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Toujours
le village de faja de agua |
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les
gamins de Faja apprennent à pecher très tôt.
Nous les avons même vu pêcher à la traine dans
leur caravelle... |
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Activité
d'éveil N°4: faire griller des langoustes au barbecue...
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Activité
d'éveil N°5: manger les langoustes. |
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Allo,
maman? Ici tout va bien... |
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Le
coucher de soleil sur la baie |
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Activité
d'éveil N°6: faire le faire-part de mariage de sébastien
et brigitte.
(dessiner sur un bateau qui bouge, c'est l'horreur)
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L'école?
c'est par là! |
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C'est
la maison blanche avec des fenêtre bleues au fond... |
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Toujours
la baie de Faja de agua |
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La
maison de l'americano |
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La
baie de Faja, avec un petit bateau jaune au mouillage |
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En
montant vers Vila Nova sintra, la ville principale où un
nuage semble continuellement accroché. |
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Dans
les rues de Nova Sintra |
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discussion
entre amies |
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La
place principale de Nova Sintra |
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Chargement
de maquereaux (ils sont frais mes poissons...) |
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La
route de Nova sintra |
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retour
à la baie de Faja de agua... |
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...
où nous attend fidèlement Caracolito, prêts
à repartir pour de nouvelles aventures... |
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