Arrecife
ile de Lanzarote
   
28°57,3 N
13°33,0 W
     
30/09/05 au 08/10/05
 

 

   
   

Bonne nouvelle on trouve des figurines aux canaries!

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les aventures de Paul et Bernadette au pays des Canaries

Lanzarote 30 septembre au 8 octobre


A Lanzarote, la lave des volcans coule dans le soir déclinant, explosion à heure fixe, sans drame, douce, enchanteresse, caillots de sang jetés dans l’horizon, saignée millénaire sans cri, sans bruit.
Lanzarote, lèvres volcaniques, bouches en feu, lave dans les nuages. Coulée de lave vers la mer, coulée d’encre noire dans la mer. Je ne sais si c’est le feu des soleils couchants qu’expulse les volcans.
Lave défunte, terre calcinée qui fomente le raisin et accouche le vin, vin de feu, bouche en floraison, palais printanier. Je bois à toutes les éruptions, à tous les désastres qui génèrent la beauté, au pur noir, à la flamme, à la purification par la mer.
Je cours sur les pentes volcaniques, me jaillit, m’expulse, lapilli, bombe volcanique, postillon de Vulcain, basalte contenant le secret de l’olivine ; l’olivine est porté au cou de ma mère – Lanzarote : colliers de volcans sertis de mer- aux ongles de ses pieds et de ses mains, l’éclat des vagues, dans le cratère de sa bouche, les histoires mille ans contées – tous ces mots sans histoire vers où coulent-ils, mots sans incarnation, pour le seul plaisir de l’éruption – elle enseigne la géologie des formes familières : olivine des yeux, peau carbonite, coulée de jambes.

Pourquoi le mouvement quand tout finit figé, définitif, quand le sol se troue de tubes volcaniques, des « jameos », seule façon de respirer, de trouver l’oxygène et de se protéger des dards solaires quand tout brûle au contact, à la surface, trouver refuge dans la croûte terrestre et se sentir bien, à la manière d’une éclipse, disparaître par la lune, être couvert de la lune et de ses cratères, se bercer d’histoires, d’illusions optiques, et ne plus éclairer.
Qu’y a t-il au-dessous du volcan ?
Il reste cendres, pluie de pierre, écume dont on retient à jamais l’éclat. J’aurais voulu soulever la coulée de lave comme le voile d’une mariée barbare, fuir avec les hérons cendrés, loin des yeux morts des volcans, des orbites desséchés, des peaux tannées et ridées, récolter l’or des couchants que l’on ne sème, la pluie des perles sèches, vivre dans le vent et les horizons ébahis.

Nées du néant, merveilles vermeil d’un an né.

Arrivée à Arrecife

Un célèbre petit bateau jaune au mouillage dans le port d'arrecife...

A la tombée du jour, le ciel s'enflamme. Reminiscence de volcans?

El Charco de Gines à Arrecife

"femme libre toujours tu cheriras la mer"...

Aux hervidores, où la lave rencontre la mer.

Là on est au niveau du point rouge de la photo précédente.

Les vignes de la région de La Geria