Porto Santo du 17 au 19 septembre
Porto Santo est une île désenchantée, complètement
désolée, qui aurait été brûlée
par tous les feux et par tous les soleils, vidée de sa substance,
dont il ne serait resté que l’écorce terrestre, ocre,
jaune, rouge ; asséchée, son eau aurait été
bue jusqu’à la dernière goutte par un mauvais génie
qui aurait laissé pousser dans sa plaine une mauvaise herbe, un chiendent
persistant et envahissant : le tourisme. Des petites maisons basses et blanches
ont poussé et poussent comme des vesses de loup, menaçant
d’invasion l’espace caillouteux et désertique de la plaine
jusqu’à LA plage de sable fin, longue de plusieurs kilomètres
(4,5 milles), heurtée par les rouleaux des vagues. Car c’est
la plage et ses possibilités de baignade qui attirent. Nous sommes
en fin de saison touristique, il y a peu de gens, un désert gangrène
un autre désert. Mais on peut facilement imaginer les mois de juillet
et d’août. A Porto Santo, les cocotiers sont en plastique sous
la banière Cocacola, la place principale est une zone Wifi, la jeunesse
aux terrasses des cafés a des ordinateurs ouverts. Le cœur rétréci
de l’île se trouve sur la place principale entourée de
(vrais) palmiers, quelques terrasses de café sans prétention
s’y épanouissent. A côté de l’église,
est conservée la maison dans laquelle Christophe Colomb habitât
avec sa femme, une petite maison en pierre de deux pièces. Cette
place est hors du temps, on pourrait y voir surgir Christophe Colomb coiffé
et botté, entendre le trot des chevaux. Cette atmosphère paisible,
les petits pavés noirs sur fond blanc des sols, me font penser au
village de Copan au Honduras et ses hommes à cheval, avec de longues
machettes à la ceinture.
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La
plage de Porto Santo, longue de 4,5 milles |
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La
plage vue depuis son extrémité ouest |
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Sur
la cote nord (fonte da praia) |
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Sans
commentaires |
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Il
ya un petit bateau jaune quelque part dans le paysage... |
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Moulins
à vent... |
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Caracolito
au mouillage devant la plage de Porto santo |
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