De
Nazare
à
Lisboa
39°35'15 N

9°04,45' W

 
38°42,163' N
09°10,046' W
07/09/05
 
08/09/05

 

Distance parcourue
85 Milles
Durée étape
15 heures
Vitesse moyenne
5,7 Noeuds

Filer au largue à 7 Noeuds dans le noir, sentir le bateau frémir à la barre, au chaud dans le ciré malgré la pluie, voir les dauphins phosphorescents jouer autour du bateau... Surement une de mes plus belles nav de nuit.

 

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Du 7 au 8 septembre
Nous partons de Nazaré pour Lisbonne en fin d’après midi au moteur et à la voile. Le matin, il pleuvait, le vent était sud, (je tapais au hublot de la couchette vers le ciel : la météo avait prévu du Nord Nord Ouest force 3-4, du Nord Nord Ouest, pas du sud). Puis vers 15h, la pluie s’est arrêtée, le vent a viré à l’Ouest. Le soir, il se remet à tomber une pluie fine , le vent est faible et nous sommes toujours au moteur, nous décidons de nous arrêter à Péniche. Nous allions changer de cap pour l’approche de Peniche, le vent se met à souffler, la pluie s’arrête, nous continuons vers Lisbonne.
Je vais me coucher vers 10h30, Pierre me réveille, il est 3h ! (« c’était tellement agréable, le bateau filant dans le vent au milieu des étoiles »). Nous nous rapprochons de Lisbonne, nous passons le cap Da Roca puis le cap Raso, nous repérons bouée rouge et balise blanche d’eau saine pour entrer dans le chenal, Lisbonne apparaît, immense baie de lumières. Deux feux rouges et un feu blanc s’alignent, c’est l’entrée dans la rade à suivre. Pendant un temps très long, très, très long, à la voile, nous suivons les trois feux alignés, hypnotiques, tous les deux sur le pont, sans distinguer rien d’autre que la bordure lumineuse de la ville et l’alignement. La Guardia fiscale crevant la nuit vient rôder autour de notre bateau, nous flaire et repart. Même avec le génois que nous venons de réduire, nous devons filer à 6 nœuds. Près de la rive, se détachent maintenant, la tour de Belem illuminée, le monument des découvertes, dans l’obscurité. Nous obliquons vers le pont qui enjambe le Tage, l’immense pont du 25 avril. Une guirlande lumineuse l’éclaire et ses piliers ont des feux rouges, nous devons passer entre les piliers, je détourne la tête puis je regarde à nouveau le pont, il a disparu, la guirlande s’est éteinte, puis les yeux s’habituent à l’obscurité, le revoient, plus sombre. Nous affalons les voiles et mettons le moteur.
Nous n’en finissons pas d’arriver, il fait encore nuit vers 7h .
Enfin, sous le pont : les voitures passent très haut au dessus de nous, avec un long sifflement régulier, nous avons l’impression d’être à l’envers du monde.
Le jour se lève, le ciel flambe. Nous repérons la Marina, un grand trois mat indonésien est amarré, les marins sur le quai, prêts à l’exercice. Une passerelle barre l’entrée, nous appelons à la VHF. La passerelle s’ouvre, nous entrons dans le port de Lisbonne, il est 8h, nous allons nous coucher.

La Tour de Belem...

Soleil levant sur le Tage

La praza do comercio