De
Lage
à
Muros
43°13,20' N
9°00,0' W
 
42°45,40'N
9°04,00' W
28 Aout 05
 

 

Distance parcourue
54 Milles
Durée étape
10 heures
Vitesse moyenne
5,4 Noeuds

Un peu de brume et, pas trop de vent au début. Enfin on passe le cap Finisterre pour basculer vers le sud...

Abandonner de oiseaux emmélés dans une ligne de pêche, ce n'est pas vraiment un bon moment à passer.

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Le 28 août Muros
Il fait beau, nous sommes le 28 août, nous avançons au moteur et trois maquereaux reposent au fond du seau. Pierre, allongé dans le cockpit, sur la figure, le chapeau bolivien acheté à Copacabana au bord du lac Titicaca, en short, jambes nues, il est beau, il fait beau. Ecrire me donne le mal de mer, il faut pourtant rattraper le temps vécu et le plaquer, l’écraser contre le papier ; écrire au soleil, la mer plate, avec la nausée.
Nous sommes partis dans la brume, le ciel s’est dégagé peu à peu, faisant apparaître la côte, le haut d’un phare pointé comme un doigt avec un anneau de brume.
Le pilote barre, le moteur tourne, Pierre dort, j’écris, je surveille la route, les maquereaux sentent fort l’iode, la mer a des diamants de fiancée, les canes, la ligne de traîne sont déroulées, sur la côte, les éoliennes tournent, nous laissons un sillage blanc derrière nous, les goëlands le survolent, comme si on ouvrait la mer et qu’elle offrait des merveilles.

La ligne se déroule rapidement, au bout, trois oiseaux : un fou de bassan, un mouette, une sterne, pris alors qu’ils croyaient prendre un petit poisson, en fait le leurre. Nous les ramenons vers le bateau : les oiseaux se donnent de vifs coups de bec, le fou de bassan à les yeux bleus et deux grandes taches bleues qui tombent autour des yeux comme des larmes. Son long cou, il le laisse pencher dans l’eau.. Nous coupons la ligne, nous les laissons, liés en bouquet de détresse, dériver.

Nous arrivons à la baie de Muros au soleil couchant, le temps d’atteindre le mouillage de Muros, il fait nuit. Le vent est accéléré à cause des montagnes de la baie et rend l’abri dangereux, nous repartons pour un autre mouillage de la baie, à San Francisco. Le même phénomène se produit : le vent entre dans l’anse et augmente,par l’effet des montagnes, mais là, de façon moindre. Que faire ? Sortir de la baie de Muros pour une nuit de navigation (et il faudrait s’éloigner de la côte et de ses rochers) ou aller au fond de la baie à la marina de Portosin à 1h de navigation, traverser la baie de nuit en évitant les parcs à huîtres et les rochers ? Après hésitation, nous mouillons dans le vent, à San Francisco ( ce choix se révèlera bon car le mouillage malgré le vent qui s’engouffre n’est pas très rouleur).

Départ dans la brume
La brume se lève?
Activités d'éveil...
Tant d'efforts pour de stupides oiseaux incapables de différencier un poisson d'un "raglou vert à yeux qui bougent"
Devant le cap Finisterre
Le cap Finisterre (avec personne devant)