| Du 24 au 27 août La Corogne
Les ports nous attirent et nous retiennent : nous passons quatre nuits
à la Corogne. Le premier jour nous vidons et nettoyons les fonds
et les conserves souillées par un seau renversé. Nous rencontrons
l’ancien propriétaire de notre Cognac. Son bateau (un 10
mètres en acier, très dépouillé, sans cockpit,
juste un winch) avec lequel il a navigué pendant 17 ans avec sa
femme et sa fille est amarré en face du nôtre . Il est calme,
aussi calme que tous les calmes des océans traversés. Nous
faisons connaissance avec Thibault et Elise de « Sirius »sur
le chemin d’un tour du monde en deux ans. S’en suivent discussions,
apéritifs, repas de tapas, échange de cartes. A la machine
à laver, Peter, un Ecossais sur « Mister Parcifal »
me dessine la route qu’il compte entreprendre pour atteindre le
Venezuela.
Nous parcourons les rues de La Corogne, nous allons chercher du contreplaqué
marin dans les entrepôts près du port industriel pour mieux
asseoir la réserve d’eau, nous allons au Corte Inglès
acheter un jambon Serano de 7 kg, des boquerones, du lomo, une poêle
à paella et un diffuseur de gaz pour paella immense, nous nous
arrêtons sur les places fraîches de la cité antique
manger des glaces, ou le soir dans la rue des restaurants qui jouxte la
plaza Maria Pita, nous marchons, nous prenons des bus, nous traversons
des avenues, les voitures semblent surpuissantes, nous longeons la promenade
du port, nous croisons des bouquinistes, nous nous réhabituons
à la ville, nous oublions la mer ;
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